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Publié par Saoudi Abdelaziz

Conseil national extraordinaire du FFS du 22 mars. Photo DR

Conseil national extraordinaire du FFS du 22 mars. Photo DR

"On ne négocie pas avec son peuple, on doit juste satisfaire ses revendications !
On ne fait pas de chantage à son peuple, on lui doit le respect !
On ne ment pas à son peuple, on lui doit vérité et transparence !
On ne méprise pas son peuple, on l’écoute !"

A l'initiative des deux-tiers de ses membres, la réunion du Conseil national extraordinaire s'est finalement tenue hier vendredi  au siège de la fédération du parti, après que des proches d’Ali Laskri ont empêché l'accès au siège national. Le Conseil extraordinaire a adopté une résolution politique qui place le FFS en phase avec les luttes populaires en cours.

 


Session extraordinaire du Conseil National, 22 mars 2019
 

Déclaration politique

Notre pays vit l’un des moments les plus décisifs de son histoire. La mobilisation pacifique et exemplaire des Algériennes et des Algériens pour se réapproprier leur droit à l’autodétermination et à disposer librement de leur avenir a démystifié un système de pouvoir totalitaire installé et maintenu par une série de coup de force depuis 1962.

Dans un élan de conscience collective, le peuple Algérien, a fait la démonstration d’un peuple, à la fois, solidaire, courageux, mature, civilisé et surtout profondément patriotique.
Il a exprimé, avec sa détermination légendaire, son désir de recouvrer pleinement ses droits confisqués par un pouvoir mafieux et illégitime.

Il a exprimé clairement sa volonté de mettre fin à un système qui a disposé des richesses du pays par la spoliation, la fraude et une corruption érigée en mode de gouvernance.
Il a manifesté à haute voix sa soif d’une justice indépendante qu’il a exigé de soustraire aux injonctions du pouvoir exécutif et aux ordres des puissants.

Il s’est exprimé pour se réapproprier la parole, exactement, comme l’avait prédit notre leader Si L’Hocine Ait Ahmed (Ellah Irahmou). N’est-ce pas lui qui a dit « un jour la parole reviendra au peuple, même si la nuit semble longue, le jour et le soleil finiront par se lever sur l’Algérie ».

Il s’est exprimé pour dire stop, non seulement à une mascarade électorale, mais aussi pour exiger le départ de tout le système, de ses pratiques et de ceux qui l’ont incarné.
Ce système opaque qui s’est imposé, par la force, la violence et la corruption, comme choix unique de gouvernance a longtemps entretenu et cultivé une tentation d’un pouvoir autoritaire et absolu au mépris de la volonté populaire qui est sensée constituer la source légitime du système de pouvoir et du régime de gouvernance de l’Etat.

Au FFS, nous n’avions jamais eu de doute ni d’incertitude quant à l’engagement patriotique et aux capacités d’organisation et de mobilisation de nos concitoyens. Nous avons toujours cru en le génie Algérien, en notre peuple qui a su se libérer du colonialisme par l’une des révolutions les plus marquantes du 20ème siècle et qui aujourd’hui, émerveille, le monde par sa mobilisation pacifique, son auto-organisation, sa solidarité et son unité.

Aujourd’hui, comme c’était le cas en 1954, les Algériennes et les Algériens, la jeunesse en particulier manifestent leur soif de vivre dignement dans la liberté et la démocratie. Faut-il rappeler que la nation algérienne s'est remise debout lorsque les jeunes qui la composaient ont décidé de prendre leur entière responsabilité pour libérer le pays du colonialisme. « Lorsque une jeunesse est déterminée à reconquérir l’ensemble des droits qui abolissent la Hogra et garantissent la dignité de chaque citoyen et citoyenne, quand elle perfectionne sans cesse ses formes d’expression et d’organisation tout en les étendant au niveau national, alors nous pouvons dire que le régime en place depuis 40 ans mais qui est englué dans des archaïsmes d’un autre âge, alors nous pouvons dire qu’il n’a pas d’avenir », avait écris Hocine Ait Ahmed au lendemain des événements de 1988, en hommage à cette jeunesse.

Fidèle à ses idéaux et à ses principes fondateurs, le FFS est au côté du peuple en militant avec lui jusqu’ à l’aboutissement de l’ensemble de ses revendications.

Le FFS, convaincu qu’aucun système, clan, ou toute autre force, de quelque nature qu’elle soit ne peut et ne doit disputer l’émanation du pouvoir au peuple, rappelle les constantes suivantes :

On ne négocie pas avec son peuple, on doit juste satisfaire ses revendications !
On ne fait pas de chantage à son peuple, on lui doit le respect !
On ne ment pas à son peuple, on lui doit vérité et transparence !
On ne méprise pas son peuple, on l’écoute !

Le FFS avertit avec force que ni la cupidité des uns, ni l’absurdité des autres ne peuvent justifier ou servir d’alibi à quiconque pour se permettre de mesurer le destin d’un homme au destin de notre cher pays.

Pour le FFS, le changement radical du système est une condition indépassable pour amorcer réellement un processus constituant d’une transition démocratique.

Pour le FFS résoudre la crise de légitimité est la priorité des priorités. Le retour à la légitimité populaire à travers l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante est inéluctable pour construire un nouveau contrat social et politique et poser le socle d’une Deuxième république qui sera basée sur des institutions et de règles démocratiques, un Etat de droit, une justice indépendante, une armée, sans sigle, comme toutes les armées des pays démocratiques qui appartiennent à toute la nation.

Pour le FFS la force et la résilience d’un Etat réside et émane de l’adhésion de son peuple, libre et émancipé. Les forces étrangères ne peuvent en aucun cas constituer une source de légitimation d’un système obsolète et dépassé.

Aujourd’hui, grâce à cette jeunesse, un grand pas est franchi vers l’instauration de la démocratie dans notre pays. Mais il ne faut jamais oublier que c’est par les coups de force et les manipulations de toutes sortes que le régime n’a cessé gagner du temps, en écrasant ou en détournant à son profit les occasions de changements et d’alternances véritables. Nous devons tirer des leçons des expériences passées. Nous devons rester vigilants et mobilisés et déjoué toutes les tentatives de récupérations et de division visant l’essoufflement du mouvement.

Le refus et l’opposition farouche de ce système à l’instauration d’une véritable démocratie dans notre pays ne sauraient discréditer les efforts ininterrompus, 62, de propositions politiques crédibles de notre feu président et de notre parti.

Fort de son expérience acquise, grâce aux décennies de luttes et des combats démocratiques qu’il a menés sans relâche, avec et pour le peuple, tous les militants du FFS participent avec l’ensemble du peuple Algérien, à travers tout le territoire national, aux marches pacifiques pour réclamer le départ du système.

Le FFS appelle la jeunesse algérienne de continuer le combat pour la reconquête des libertés d’expression, d’organisation et de participation qui leur permettent de choisir, de gérer et de contrôler les instances et les ressources de leur pays. C’est à elle - déjà plus que majoritaire en nombre que revient la construction de la Deuxième République.
Gloire à nos martyrs

Vive l’Algérie Libre et Démocratique
Vive le FFS

Le Conseil National

Source : Site FFS Facebook

 

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