Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Khalida Bendounane, une femme face à l'épidémie. Photo DR

Khalida Bendounane, une femme face à l'épidémie. Photo DR

"Son rêve, qui est aussi celui de ses semblables, est que l’Algérie puisse être remise sur rails et entre les mains d’hommes et de femmes capables de la hisser au diapason des nations. Elle compte d’ailleurs et elle le signifie sur sa page «participer au rassemblement des femmes le 8 mars pour l’Algérie».

Par Amellal Fawzi,  7 mars 2019

 «J’ai abandonné ma vie privée pour ce travail», a été la phrase lourde de sens assenée par Khalida Bendounane, 42 ans, vétérinaire diplômée depuis 1995 de l’Institut national vétérinaire de Tiaret ayant 24 ans de service, alors que je l’abordai en marge d’une discussion sur ces épidémies qui frappent le cheptel ovin partout en Algérie, et principalement à Tiaret, région d’élevage par excellence.

Une phrase de dépit pour dire que son travail aura été, en plus d’être un gagne-pain, une grande passion, mais une phrase qui a inspiré ce papier que je voulais dédier, à la veille de la fête de la femme, à cette femme digne et respectable. Sa passion d’être à l’écoute des éleveurs, mais aussi à proximité des bêtes qu’elle chérit, reste une de ses satisfactions, en plus de son rôle de mère et l’amour qu’elle porte à son jeune enfant, Yasser.

Discrète, mais très au fait de l’actualité nationale, cette femme-courage qui a donc sacrifié sa vie familiale jusqu’à arriver à se séparer, la mort dans l’âme, de sa deuxième moitié, bien que fatiguée de toujours faire la navette et de rester au travail de 9 h à 16 heures à une vingtaine de kilomètres de son domicile, ne voue pas moins cette passion immodérée et sans égale à son travail. Depuis voilà 24 ans, elle a appris à humer ce remugle si spécifique dans les champs et les bergeries, tendre une oreille attentive aux doléances et afficher ses craintes de voir cette ressource disparaître à l’aune des hécatombes qui surviennent.

La veille de la fête du 8 mars et avec la crise politique qui secoue l’Algérie, elle tenait à afficher à la fois certaines craintes, mais aussi son espoir, celui de millions d’Algériens et d’Algériennes, de vivre en paix. Victime d’une déchirure musculaire alors qu’elle vaquait à ses occupations professionnelles au niveau de la subdivision agricole de Dahmouni, Khalida tenait à être présente au bureau pour achever le travail d’indemnisation des éleveurs sinistrés.

«J’aurais pu prendre un congé, mais, par amour à mon métier, je me suis résignée à continuer le travail». Son rêve, qui est aussi celui de ses semblables, est que l’Algérie puisse être remise sur rails et entre les mains d’hommes et de femmes capables de la hisser au diapason des nations. Elle compte d’ailleurs et elle le signifie sur sa page «participer au rassemblement des femmes le 8 mars pour l’Algérie».

Source : El Watan

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article