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Publié par Saoudi Abdelaziz

Manifestation à Blida le 10 mars 2019. Photo Fethi Hamlati

Manifestation à Blida le 10 mars 2019. Photo Fethi Hamlati

Le correspondant d'El Watan à Blida a recueilli des propos d'industriels présents à la marche. L'un d'eux confie : «L’industriel ne vit pas en paix. Une mafia bien ancrée en a fait sa cible pour s’enrichir encore et encore. Des hommes exerçant en haut lieu ont voulu, à maintes reprises, avoir des parts de dividendes de mon entreprise, sous des prête-noms…"

 

Blida : les industriels dénoncent la mafia à travers la marche.

 

Par Mohamed Benzerga, correspondant d'El Watan, 15 mars 2019

Longtemps atones pour bénéficier des avantages et éviter toutes représailles, de plus en plus d’industriels sont parmi les marcheurs du vendredi. Car l’injustice ne concerne pas que les petites gens, mais aussi les riches !

Un entrepreneur de Blida vide son cœur : «Rien que pour avoir un terrain pour les besoins de notre extension, il faut passer à la corruption. Le régime a favorisé l’émergence d’une véritable mafia politico-financière. Et ce n’est pas l’opérateur qui crée le plus de richesses qui est favorisé, bien au contraire, la sélection se fait sur des bases pas du tout orthodoxes. Ceux qui sont en haut lieu et leurs relais n’ont aucun sens de patriotisme, seuls leurs intérêts personnels les intéressent. Il est temps qu’ils dégagent.»

Reda Amour, industriel et président de la Chambre de commerce et d’industrie de Blida, a posté sur son compte Facebook : «Le peuple aspire à un avenir meilleur. Désormais, rien ne pourra l’arrêter.»

Un autre opérateur économique confirme que certains «hommes du système» font du chantage aux industriels : «L’industriel ne vit pas en paix. Une mafia bien ancrée en a fait sa cible pour s’enrichir encore et encore. Des hommes exerçant en haut lieu ont voulu, à maintes reprises, avoir des parts de dividendes de mon entreprise, sous des prête-noms…Le fait de dire non et de résister aux tentatives de représailles m’a causé d’énormes préjudices. Ces hommes influents m’ont même traîné devant les tribunaux.»

Pour lui, toute entreprise qui réussit devient une cible : «Si t’as le courage de dire non, on te casse car ils ont le pouvoir partout. Ils font partie du système, pour ne pas dire qu’ils sont le système…» Ce vendredi, riches et pauvres seront de la partie, ensemble.  

Source : El Watan

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