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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les Algériens s'amusent de ces numéros de cirque. Certains changent de rôles et tournent la veste. D'autres révèlent des secrets d'outre-tombe, zombies bondissant au devant du spectacle. Les mea-culpa s'amoncellent. Des serviteurs  essuient allégrement le couteau sur le dos du président  absent...

Depuis plus d'un mois, le mouvement populaire lancé par la jeunesse s'est considérablement élargi. Les sujets de réflexion aussi.

Bien entendu, l'exigence du départ du président actuel à la fin de son mandat est devenu une évidence nationale. Le peuple ne fait pas appel à l'Armée pour faire partir Bouteflika, car rien de durablement bon n'est sorti de l'intervention directe des militaires dans la fonction présidentielle.

"Ils" n'ont qu'à s'entendre entre-eux. Faire partir Bouteflika, c'est la tâche du Conseil constitutionnel . Le président du Sénat est chargé d'assurer l'intérim pendant les trois mois qui séparent de la prochaine élection présidentielle.

Le peuple algérien ne va pas rentrer à la maison. Pour ne pas se faire de nouveau avoir, il reste mobilisé et prendra sous sa responsabilité le contrôle de ces élections. Il trouvera les moyens d'assurer ce contrôle à toutes les phase du scrutin. Il est suffisamment inventif pour cela.

Sur la gestion du pays, dans les assemblées informelles, les constats sont de plus en plus partagés et des diagnostics discutés. La constitution algérienne doit contenir des mécanismes précis incontournables pour contrer l'abus de pouvoir (hagra) la corruption, l'accaparement des pouvoirs politiques par les privilégiés en vue de mettre la main sur richesses naturelles de connivence avec les multinationales?  

Le prochain président qui serait élu cet été devra convoquer le peuple pour des élections législatives dont la tâche sera notamment d'élaborer  les nouvelles règles  puisée dans le vaste débat national en cours.

Certains l'appellent assemblée nationale constituante pour indiquer le caractère qualitativement nouveau des dispositions constitutionnelles à adopter.

Sans attendre, les Algériens, salariés et étudiants notamment, se préoccupent de balayer devant leur porte en se dotant de représentants authentiques.

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