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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Du "sur mesure pour la pérennité du système".

«C’est une ruse cousue de fil blanc et une mascarade sans précédent, écrit Mahmoud Rechidi le Secrétaire Général du Parti socialiste des travailleurs.

Tout en annonçant dans la forme un semblant de concessions, dans le fond Bouteflika s’arroge le droit de continuer à être président sans être réélu après l’expiration de son mandat dans six semaines. Il décide de reporter la présidentielle pour gagner du temps et réorganiser son pouvoir d’une part et, d’autre part, il imposer une feuille de route d’une période de transition contrôlée et faite sur mesure pour la pérennité du système.

Ainsi, et sans être mandaté par personne, Bouteflika nommera un nouveau gouvernement de « compétences », installera « une conférence nationale », dont il désignera les membres, et qui sera dotée de prérogatives qui relève d’une assemblée constituante souveraine. En effet, et sans aucune légitimité démocratique et populaire, cette conférence nationale décidera de notre destin. Elle élaborera et adoptera des réformes, notamment économiques et forcément ultra libérales, et rédigera une nouvelle constitution. Et pour couronner cet incroyable tour de passe-passe, Bouteflika ne quittera le pouvoir qu’après l’élection de son successeur, si tout va bien, peut être en 2020.

(...)

Pour le PST, la seule alternative démocratique réside dans l’élection d’une Assemblée Constituante Souveraine et représentative des aspirations démocratiques et sociales des travailleurs et de la majorité de notre peuple.

Dans cette perspective, le PST appelle à maintenir et à élargir le processus d’auto organisation des travailleurs, des femmes, des étudiants, des chômeurs, des citoyens, etc. Le PST appelle à maintenir la mobilisation et les manifestations populaires massives, notamment pour ce vendredi 15 mars, et à maintenir aussi l’option de la grève générale qui vient de prouver que l’irruption de la classe ouvrière dans cette bataille politique sera décisive. "

 

J’y suis, j’y reste !

 

Un éditorial d'El Watan

Par Omar Belhouchet, 12 mars 2019

Abdelaziz Bouteflika, par un tour de passe-passe d’une incroyable légèreté politique, annule l’élection présidentielle du 18 avril 2019 pour… rester encore au pouvoir.

Au moment où des millions d’Algériens exigent qu’il quitte la scène politique pour son incapacité à diriger le pays, il se fait concocter une bonne «recette» politique à travers un texte allant dans le sens du poil, glorifiant le peuple et sa mobilisation pacifique à présent légendaire.

Certes, il ne postule plus à un 5e mandat, évitant l’écueil du certificat médical et du Conseil constitutionnel, mais s’accroche encore au pouvoir pour quelques bonnes années. En d’autres termes, le président Bouteflika énonce les mêmes promesses avancées lors de sa candidature, une démarche déjà très critiquée par l’opposition et les personnalités nationales indépendantes. Cette annulation avec une telle légèreté de l’élection présidentielle pose déjà problème.

Sur quelle base politique compte-t-il convaincre la société algérienne ? Y a-t-il un état de guerre ? La nation est-elle menacée ? Les marches des millions d’Algériens sont pacifiques, elles ne génèrent ni violence ni désordre, selon les déclarations des officiels.

Abdelaziz Bouteflika compte rester encore au pouvoir pendant deux bonnes années, le temps de terminer sa longue, très longue carrière politique et diplomatique aux «commandes» du pays.

L’homme est en déphasage complet avec le pays et le peuple.

Les Algériens vont-ils accepter ce nouveau scénario digne d’un film de série B ? La ficelle est un peu trop grosse. Va-t-il convaincre cette jeunesse pétillante, qui veut tourner cette page bouteflikienne le plus vite possible pour passer à autre chose, qui serait l’avenir ? Abdelaziz Bouteflika, c’est déjà le passé depuis de longues années. Il est le seul, apparemment, à ne pas le comprendre…

Source : El Watan

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