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Publié par Saoudi Abdelaziz

Quel lien entre les élections présidentielles et les préoccupations sociales des Algériens. Pas d'investigations à la Une. Les journalistes sont mobilisés pour la dimension politico-idéologique. Avec en marge bien sûr les sujets propices aux bons vieux clivages idéologiques. A la une, les opérateurs du spectacle politique font mousser les feuilletons sur la prière à l'école pendant que, silencieusement, des élèves grelottent et sont privés de repas chauds. Dans la presse papier et électronique, l'actualité sociale est plus que jamais reléguée à une petite place dans les rubriques locales.

Quelques échos des rubriques locales

 

Manger froid ou jeûner

“Nos enfants, notamment ceux issus des zones enclavées, au mieux mangent des repas froids, et au pire jeûnent toute la journée faute de cantines scolaires”, affirme un rapport de l'APW de Bouira transmis à la presse. Pour ces élus, la situation est “gravissime”. Dans certaines localités, les écoliers se contentent d’un morceau de pain et un bout de fromage pour se sustenter.

Photo DR

Salariée non mariée : 5000 DA

«Je cumule plus de 10 années dans le poste de femme de ménage dans cette école primaire, située au centre-ville de la commune d’Aïn El Karma (El Tarf). J’ai 46 ans, je ne suis pas mariée et je ne touche pour plusieurs tâches ingrates que 5 000 DA.  Surtout, pour nous les femmes non mariées, nous faisons l’objet de toutes les convoitises et harcèlements», a soutenu Aïcha dont le visage est marqué par tant d’années de souffrances et de privations.
Ces femmes âgées entre 40 et 60 ans travaillent comme femmes de ménage et bonnes à tout faire. Selon des sources crédibles, leur nombre est de 1 058 personnes qui exercent dans les 258 écoles primaires que compte la wilaya d’El Tarf. Toutes sont inscrites aux deux mécanismes d’emploi qui sont le DAIS et le CIP. Elles touchent 5 000 DA par mois.
Le Soir d'Algérie

 

La multinationale embauche à Jijel

Dans le futur code du travail, le prochain président va-t-il satisfaire les exigences des multinationales qui viennent investir. Ainsi, Hyundai chargés de la réalisation de la centrale électrique de Bellara (Jijel) préfère les soudeurs étrangers qu'elle ramène. Elle refuse des algériens qui ont plus de dix ans d’expérience à Sonatrach comme soudeurs homologués. Le Wali interpelé par les protestataires fait-il délibérément le mort devant cette méconnaissance de la législation algérienne par la multinationale sud-coréenne? Bouhali Mohammed Cherif rapporte dans Le Soir d'Algérie : "Ces demandeurs d'emploi issus essentiellement de la wilaya de Jijel réclament que le wali mette fin aux agissements de l’entreprise sud-coréenne qui ne respecte, selon eux, guère les conditions et les modalités de recrutement en recourant à la main-d’œuvre étrangère alors que le marché local dispose des profils des travailleurs recrutés".

Une protestation sociale par jour à Tamanrasset

Le bilan dressé tout récemment par la Sûreté de wilaya de Tamanrasset indique que l’année 2018 s’est terminée avec 387 mouvements de protestation sociale, soit une moyenne d’une protestation par jour. La plupart des actions de protestation enregistrées dans la wilaya étaient d’ordre socioéconomique pour revendiquer l’emploi, l’amélioration des conditions sociales, l’amélioration du service public et pour dénoncer le retard accusé dans la livraison des logements sociaux. C’est dire que la gronde populaire constitue le paysage d’une situation qui demeure stationnaire et inchangée dans cette collectivité géostratégique, malgré les promesses sans lendemain des pouvoirs publics. Source : Le Radar de Liberté

 

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