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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Le projet de policlinique de cette commune de haute montagne de la wilaya de Bouira a été lancé en 2011, gelé en 2015, dégelé en 2017, mais le chantier reste fermé.  Le mouvement qui dénonce « les inégalités de développement » a commencé lundi. "Les citoyens ont conditionné la fin de leur action de rue par la reprise des  travaux", lit-on ce matin dans la presse.

 

Par Amar Fedjkhi, 19 et 18 février 2019

Une grève générale paralysait ce lundi, le chef-lieu de la commune d’Ath Lakser, 25 km à l’est de Bouira, pour protester contre l’arrêt des chantiers d’un établissement de santé. Des habitants dénoncent ce qu’ils qualifient « d’inégalités de développement » et de « l’attitude autiste des autorités locales », pourtant maintes fois interpellés sur ce problème.

La quasi-totalité des commerces de la ville ont baissé rideau. Les établissements scolaires et autres édifices publics, à l’image du siège de l’APC ont été fermés, a-t-on précisé. L’appel à une grève générale à laquelle ont appelé des citoyens épaulé par le mouvement associatif, a été largement suivi, a-t-on indiqué de même source. « Nous demandons la construction d’un hôpital », lit-on sur une banderole géante accrochée sur le mur de l’hôtel de ville.

La population d’Ath Lakser vit à l’instar des localités de haute montagne dans le dénouement. Privée de structures de santé digne de ce nom, pouvant faire face aux besoins des malades, les villageois se trouvent obligés de parcourir de longues distances pour aller se soigner au niveau EPH de Bouira, où de Lakhdaria.

Lancé en 2011, le projet de réalisation d’une polyclinique à Ath Lakser a enregistré plusieurs arrêts. Les autorités locales avaient procédé à la résiliation du contrat avec l’entreprise retenue pour la réalisation du l’établissement de santé, tant attendu par la population.

Le projet a été gelé en 2015 puis dégelé en 2017. Une autre entreprise a été aussi désignée pour la reprise des travaux.

Selon les dires du P/APC, contacté par téléphone, l’entreprise a conditionné la reprise des chantiers par une réévaluation de l’enveloppe dégagée par les pouvoirs publics et qui est estimée à 5 milliards de centimes.

Le ministère de santé a dépêché en fin d’après-midi de dimanche dernier, une commission d’enquête, a-t-on appris d’une source de la wilaya. Contacté, la directrice de la santé publique (DSP) a refusé de s’exprimer sur cette affaire. “Vous prenez attache avec le SG de wilaya”, a-t-elle dit.

Mardi 19 février, le correspondant d'El Watan fait le point : "Dépêché sur instruction du wali, le chef de daïra de Bechloul n’a pas pu convaincre les manifestants pour mettre fin à leur action. Les citoyens ont conditionné la fin de leur action de rue par la reprise des  travaux".

Source : El Watan

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