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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Le succès des manifestions du 22 février est un évènement dont l'ampleur et la qualité feront date. Le caractère pacifique de ce succès républicain est le fruit de la rencontre entre la clairvoyance résolue des manifestants où la jeunesse politisée a exercé son travail de vigilance et celle des forces de police qui ont fixé des limites "acceptables" à la répression. Sans doute aussi parce que tout bien pesé, le recours à la violence policière débridée aurait été aventureux vu le nombre et la caractère résolu des jeunes.

Le blogueur pense que le succès citoyen d'hier n'est pas conjoncturel mais qu'il exprime une tendance profonde de l'évolution dans notre pays.

 

Sous le titre Les manifestations du 22 février à Alger brisent un tabou

Hadjer Guenanfa écrivait hier sur le vif dans Actu'Fil :

"Les rassemblements et marches ont pris fin, en début de soirée. La foule qui s’est dispersée dans le calme et presque dans une bonne ambiance dans certains quartiers a brisé, en réalité, un véritable tabou dans le pays. Celui des manifestations dans la capitale interdites depuis 2001.

Des jeunes, des vieux, des femmes dont certaines sont venues avec leurs enfants ont manifesté pacifiquement. « Ni les forces de l’ordre, ni les manifestants n’ont perdu leur sang froid. J’avais beaucoup d’appréhensions. Je n’allais pas sortir d’ailleurs de chez moi. Je dois dire que je n’ai pas vu des manifestations d’une telle ampleur dans la capitale qui se terminent dans le calme, sans casse, sans jets de pierres, sans pneus brûlés, sans blessés depuis les années 1990 », témoigne Mohamed, un habitant du centre-ville.

Les jeunes cassent le mur de la peur titre titre aujourd'hui TSA-Algérie

Hassane Saadoun écrit notamment :

"Des femmes, des enfants… "Vers 15 heures, sans doute rassurés par l’absence de répression de la part des policiers, des manifestants plus âgés, des retraités, des pères de familles – avec leurs enfants- des femmes, des jeunes filles, des familles entières commencent à rejoindre les manifestants. La confiance est de retour. Les jeunes aient cassé le mur de la peur.

Marcher à Alger est, depuis le printemps noir de 2001 un des grands tabous en Algérie. Une manifestation d’envergure à Alger était vue comme la porte ouverte à tous les dérapages, à tous les drames et surtout à toutes les répressions. En 2001, justement, les manifestants venus de Kabylie ont été violemment tabassés par la police, aidés par des voyous mobilisés pour la circonstance.

Ce tabou a été brisé par la manifestation de ce vendredi. Un autre tabou a été brisé : la manifestation s’est déroulée dans une sérénité presque parfaite, sans heurts ni violences, hormis la répression des manifestants qui ont tenté de rejoindre El Mouradia. La police a usé de gaz lacrymogène pour les empêcher d’atteindre la présidence de la République. En face, les jeunes manifestants ont répondu par un slogan : “Chaâb ou chorta, khawa khawa” (manifestants et policiers sont des frères)."

 

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