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Publié par Saoudi Abdelaziz

Du Hamiz à Alger, la marche du 14 octobre 2014. Photo DR

Du Hamiz à Alger, la marche du 14 octobre 2014. Photo DR

Les accusations quasi-ouvertes d'atteinte à la sécurité de l'Etat proférées hier à Tamanrasset par le chef d'Etat-major de l'ANP contre les initiateurs des manifestations ont été supprimées dans le texte publié sur le site du MDN et de l’agence de presse publique APS.

Le même jour, un tribunal criminel acquittait des policiers anti-émeute accusés d'"atteinte à la sécurité de l'Etat". Ils étaient impliqués dans  la manifestation de 2014 pour l'amélioration des conditions de travail des... brigades anti-émeute. Ils avaient marché jusqu'au siège de la Présidence.

L'Expression, organe du clan, jubile

"Si l'ANP décide d'alerter l'opinion nationale à propos des manipulations, c'est qu'elle a conscience du risque que celles-ci peuvent entraîner" jubile encore ce matin le quotidien proche du régime  L'Expression qui rapporte les propos menaçants du général Ahmed Gaïd Salah hier à Tamanrasset:

 «Du fait de ses missions constitutionnelles, l'Armée considère que toute personne appelant à la violence de quelque manière que ce soit et quels qu'en soient l'argument et les conditions est une personne qui ignore ou qui feint d'ignorer les aspirations du peuple algérien à vivre en paix et en sécurité»,

«Est-il raisonnable de pousser des Algériens vers l'inconnu à travers des appels qui, en apparence, c'est pour la démocratie, mais en réalité, ces appels visent à entraîner les citoyens sur des chemins non sécurisés, aux conséquences incertaines et qui ne sont pas forcément dans l'intérêt de l'Algérie».

Les policiers manifestants n'ont pas porté atteinte à la sécurité de l'Etat.

La manifestation policière de 2014 qui s'est achevée devant le siège de la présidence à El Mouradia est-elle une atteinte à la sécurité de l'Etat? Le tribunal criminel de Mostaganem saisi de l'affaire a estimé qu'il n'y a  pas de preuves de cette accusation rapporte El Watan

Jamais auparavant des policiers n’avaient manifesté dans la rue en Algérie. Ce mouvement inédit a débuté le 13 octobre 2014 à Ghardaïa, théâtre d’affrontements, avant de s’étendre à Alger. A la suite de ces affrontements, plus d’un millier de policiers des «Unités républicaines de sécurité» (URS) ont manifesté dans la ville. Ils ont organisé un sit-in devant le siège de la wilaya pour dénoncer leurs conditions de travail.

A Alger, des policiers ont observé une marche sur une quinzaine de kilomètres, du quartier du Hamiz vers le Palais du gouvernement, où ils ont tenu un sit-in. Le lendemain, le mouvement de protestation s’est déplacé vers le palais d’El Mouradia.    

 

 

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