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Publié par Saoudi Abdelaziz

"Présidentielle Les questions économiques reléguées au second plan" titre Lyas Hallas dans Le Soir d'Algérie. Il évoque "le procédé de captation électorale aussi vieux que le régime politique algérien, celui d’exploiter les ressources publiques pour soutenir le plébiscite de son candidat".

"Ainsi, poursuit le journaliste le coup de starter de cette pré-campagne électorale a été donné par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale Mourad Zemali, annonçant il y a quelques jours que les bénéficiaires de crédits Ansej et Cnac qui ne remboursent pas ne seront pas poursuivis en justice. Bref, la campagne électorale qui s’annonce pour cette présidentielle d’avril 2019, ne sera certainement pas l’occasion de débattre des grandes questions économiques et ce ne seront pas, encore une fois, les programmes économiques qui départageront les candidats".

A quoi j'ajoute l'échéancier adroitement adapté aux présidentielles pour la "distribution" des logements et autres raccordements de gaz domestique... Cependant, Le journaliste semble ne voir les choses que du côté d'un pouvoir face à une population jugée "crédule" et disons le à sa place "corruptible".

Résistance

Mais qu'en sera-t-il de la "tactique électorale" des Algériens de base, qui seront capable de prendre au mot le ministre Zemali, mais sur une vaste échelle? Ne seront-ils pas tenté de mettre à profit la convoitise à l'égard de leurs précieux bulletins en mettant en avant de manière publique leurs revendications, assurés ainsi d'un impact plus grand...

Il faut ainsi sans doute s'attendre, d'ici le 18 avril, à une montée du mouvement social de résistance , sous des formes multiples, visant à poser les vrais problèmes nationaux que devraient affronter l'Etat et le futur président quel qu'il soit : l'emploi durable, le pouvoir d'achat décent, la justice fiscale, l'accès aux soins, les chances égales de réussite scolaire, des logements et des équipements de proximités contre ce qui pourrit la vie quotidienne, etc. Et faire savoir à ceux qui veulent démanteler ce qui existe encore de justice sociale : "Vous n'irez pas plus loin!" Avec le contrepoint "politique" qui va avec : le droit à l'existence citoyenne contre la hogra, la corruption et l'enfermement civique.

Les "bons" candidats d'opposition auraient intérêt à accorder leur violons avec cette tactique d'en bas.

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