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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Le phosphate de Djebel Onk est exploité par des ouvriers, il faut payer leur force de travail à un prix raisonnable. Lorsque cela n'est pas le cas, ils font grève. Le Quotidien d'Oran désapprouve cette logique.  Adoptant  carrément le point de vue de l'employeur il regrette que l"arrêt de travail enclenché depuis quelques jours, vient paralyser la production au point de causer des pertes au complexe". La grève c'est fait pour ça, dirait l'Algérien lambda.

Le correspondant colle respectueusement à la ligne énoncée dans l'éditorial historique du directeur du journal M. Abdou Benabbou intitulé La survie a un prix:

(...) Il est inutile de reprendre attache avec la grande littérature sur la noblesse apparente de la lutte contre l'exploitation des hommes. Le monde d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celui d'hier. Pour peu que la dignité humaine soit respectée et qu'une vraie justice soit implacable, accéder à un emploi aujourd'hui obéit à des règles incontournables qui imposent pour manger l'obligation d'apporter une richesse en contrepartie. Les sociétés humaines ne se nourrissent plus aujourd'hui de rêves et de poésies et il est vrai que l'on a quelques difficultés à reconnaître dans un superbe désarroi que la tendance de la culture économique universelle actuelle est à la marche ou crève.
Le grand danger qui guette dorénavant l'économie algérienne est que la masse potentielle de la main-d'œuvre algérienne soit renvoyée à l'adossement des murs pour une hibernation perpétuelle tant est très forte la tentation des recruteurs d'aller chercher ailleurs des travailleurs étrangers. Parce que ceux-là ont compris que la survie avait un prix.

 

Tébessa: Grève des travailleurs du complexe de phosphate

 

Par Ali Chabana, 10 janvier 2019

 

Au moment où se met en place le projet d'exploitation du gisement de phosphate de Blad El Hadba à Bir El Ater, 90 km au sud de Tébessa, un investissement qui se chiffre à des milliards de dollars, avec en perspective la création de milliers de postes d'emploi, voilà qu'un mouvement de grève des travailleurs du complexe d'extraction et traitement du phosphate de Djebel Onk, un arrêt de travail enclenché depuis quelques jours, vient paralyser la production au point de causer des pertes au complexe.

Les grévistes revendiquent, ni plus ni moins, des augmentations de salaire et de certaines primes. Les discussions entre représentants de la société Somiphos et ceux des travailleurs n'arrivent pas, jusqu'ici, à débloquer la situation, d'autant que l'administration de la société fait de son mieux pour répondre aux revendications sociales et professionnelles des travailleurs, selon ses dirigeants.

Appelant les grévistes à reprendre le travail, dans la mesure où Somiphos doit respecter ses engagements avec ses clients.

À noter que d'autres mouvements de grève avaient affecté le secteur de l'exploitation du phosphate, au sein d'une entreprise employant plus de 1.200 travailleurs, une entreprise qui, selon son plan de charge, compte atteindre une production plus importante que les 1,4 million tonnes/an actuel, une production acheminée vers les installations portuaires d'Annaba.

 

Source: Le Quotidien d'Oran

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