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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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En 2013, Cevital ayant décidé d'externaliser la maintenance, les 49 salariés de ce département ont été incités à intégrer l'entreprise de sous traitance Pro-Smi, contre un document leur permettant la réintégration du groupe cevital, en cas de résiliation du contrat avec cette l’entreprise de sous-traitance. Seulement c'est pour les trois ans a venir. En 2017 et en 2018 le contrat de sous-traitance est reconduit, mais sans la clause de réintégration chez Cevital. Le groupe de Rebrab décide ensuite de ne pas reconduire le contrat de maintenance avec Pro-Sim. Alors les 43 ex salariés se retrouvent au chômage. Ils n'acceptent pas cette situation. Samir Larabi raconte leur mésaventure sur Facebook et appelle à les soutenir.

 

De la gestion RH « Hagara » du Groupe Cévital
 

Par Samir Larabi, 4 janvier 2019
 

Le dernier rassemblement des ex travailleurs de Cevital devant le siège de l’entreprise à Bejaia nous interpelle collectivement sur la gestion RH de ce groupe qui veut soit disant créer 100 000 emplois, mais incapable de réintégrer 43 travailleurs, dont certains ont passé plus de 20 ans dans cette entreprise. Une réintégration pas pour faire du « social», mais pour réparer une injustice commise par ce groupe depuis 2013.

La majorité de ces 43 employés ont été recrutés juste au début de l’exploitation de la nouvelle usine situé au sein de l’enceinte portuaire. Selon certains témoignages ces salariés ont été même formés par le groupe pour plus d’efficacité et de rentabilité économique. Pendant des années ils ont travaillé ardemment, ils ont même failli perdre leurs vie, comme certains de leurs collègues au sein de cette entreprise.

Les déboires de ces ex salariés de Cevital ont commencé en 2013, quand la direction de l’entreprise leurs a imposé un soit disant « départ volontaire », mais avec une reprise par une société de sous-traitance dénommé PRO-SMI. En fin de compte Cevital a décidé d’externaliser certaine activités de maintenance, mais au détriment de ces travailleurs et sans se soucier de leur avenir professionnel, ni de leurs capital d’expérience.

Cette entreprise de sous-traitance appelée PRO-SMI spécialisée dans la maintenance a bénéficié d’un contrat de 3 ans. Elle a repris ces salariés pour faire le même travail qu’ils faisaient avant. C’est à dire Cevital va payer plus cher, la même prestation de service que faisaient ses propres ex salarié, drôle de gestion économique ! Malheureusement cette pratique on la trouve aussi dans plusieurs entreprises, une façon « légale » pour faire nourrir les courtisans.
 

Comment Cevital a arnaqué ses ex salariés

Sous pression, ces salariés ont accepté de signer une demande de démission et quelques « clopinettes » comme indemnités de départ. On leur fait signer un document avec leur nouvel employeur, qui leur permet la réintégration au groupe Cevital, en cas de résiliation du contrat avec l’entreprise de sous-traitance dans les trois ans à venir.
En 2017 et en 2018, le contrat de sous-traitance est reconduit, mais sans la clause de réintégration de ces ex salariés de Cevital. L’ironie de l’histoire, Cevital décide de ne pas reconduire le contrat de maintenance avec PRO-SMI. Alors les 43 ex salariés se retrouvent au chômage.
Cependant les gérants de PRO-SMI leur proposent encore une fois des « clopinettes » comme prime de départ et une éventuelle reprise chez la nouvelle entreprise de sous-traitance mixte qui a décroché le marché chez Cevital. Ces salariés refusent cette fausse solution et décident de manifester devant le portail central de Cevital pour exiger leur réintégration au sein de leurs ex entreprise, à savoir Cevital. Car ils en ont  marre de cette précarité et d’être comme un ballon de foot. Une revendication plus que légitime pour des salariés qui ont besoin plus d’assurance et de visibilité pour se projeter dans l’avenir.

 Solidarité avec les ex salariés de Cévital 

Oui, en tant que militants et humains nous devons nous solidariser activement avec ces travailleurs qui ne demandent qu’à travailler, gagner honnêtement leurs salaires et faire vivre leurs familles. Ces salariés ont été victimes d’un abus de pouvoir, de naïveté et d’abus de confiance. Ils ont même participé a la marche de soutien à Cevital organisée le 11 Décembre 2018, a Bejaia.
Hélas, leur ex employeur (Cevital), qu’ils ont pourtant soutenu ce 11 décembre leurs tourne le dos avec mépris. Le propre de tous ceux qui se retrouve dans cette catégorie d’exploiteurs et fortunes mal acquises, et ce avec la complicité des gouvernements successifs.
En fin de compte c’est ça « le bouteflikisme » qui a permis a ces sous-traitants de construire des empires et des fortunes colossales au détriment des intérêts des travailleurs.
Ce sous-traitant de Bouteflika qui nous promet la création des soit disant 100 000 emplois, ne peut pas réellement réintégrer ces 43 salariés ? Pourtant l’entreprise a tout a gagné vu leur capital d’expérience, mais un « Mercanti » est un « Mercanti ».

Source : Facebook
 

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