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Publié par Saoudi Abdelaziz

Rassemblement des Corps communs et ouvriers professionnels hier devant la wilaya de Béjaïa. Photo DR

Rassemblement des Corps communs et ouvriers professionnels hier devant la wilaya de Béjaïa. Photo DR

“Des travailleurs touchent des salaires de 17 000 DA et 18 000 DA, malgré leurs 20 ans d’expérience”.

Par Amar Rafa, 30 janvier 2019. Liberté

Les corps communs entre ouvriers professionnels et agents de sécurité du secteur de l’éducation ont poursuivi, hier, pour la deuxième journée consécutive, leur grève suivie de sit-in organisés devant les sièges de 9 wilayas, à savoir Oran, Relizane, Aïn Defla, Chlef, Tizi Ouzou, Béjaïa, Biskra, El-Oued et Ghardaïa. Ils revendiquent la satisfaction de nombre de revendications socioprofessionnelles, notamment une revalorisation salariale, à l’instar des autres corps du secteur.

Dans une déclaration à Liberté, le secrétaire général du Syndicat national des corps communs de l’éducation nationale (Snccopen), Sid-Ali Bahari, a affirmé : “Nous sommes en grève depuis lundi et avons tenu des sit-in devant les sièges de 9 wilayas, durant lesquels nous avons remis des requêtes aux présidents des APW, auxquels nous avons demandé de nous aider pour satisfaire nos revendications socioprofessionnelles, notamment l’augmentation des salaires (pour ce corps) qui sont les plus bas du secteur.”

À titre d’exemple, il a indiqué que “les travailleurs de cette catégorie perçoivent un salaire compris entre 18 000 et 27 000 DA, en dépit de leur ancienneté qui dépasse 30 ans et de leur situation de famille nombreuse : plus de 6 personnes”, tout en soulignant que “des travailleurs touchent des salaires de 17 000 DA et 18 000 DA, malgré leurs 20 ans d’expérience”.

Hormis l’augmentation des salaires, les corps communs et ouvriers professionnels revendiquent également l’augmentation de la prime de rendement de 30% à 40% comme les autres corps de l’éducation et “la permanisation” des travailleurs, ainsi que la suppression des articles 19 et 22 de l’ordonnance n°06-03 du 15 juillet 2006, portant statut général de la Fonction publique.

Dans ce cadre, le SG du Snccopen a indiqué que “les laborantins ont été intégrés au sein du corps pédagogique en 2012, mais ne perçoivent pas les primes liées à leur poste, notamment la prime de documentation, la prime de rendement à 40% et la prime pédagogique”, avant de souligner l’exigence de faire participer les corps communs à l’élaboration de l’ordonnance 12-01 inhérente à la gestion des œuvres sociales en tant que “frange à part entière” du secteur. Tout en précisant, aussi, la nécessité d’accélérer l'application du décret présidentiel n°266-14, Sid-Ali Bahari a estimé que

“le personnel des corps communs a été complètement marginalisé et délaissé. Tous les corps pédagogiques ont obtenu des augmentations substantielles, à l’exception des corps communs et des ouvriers professionnels”, a-t-il lâché, en ajoutant qu’“ils ne viennent pas nous dire qu’on dépend de tous les secteurs. Moi, je parle de mon secteur qui est l’éducation nationale”.

Ayant été reçu, récemment, dans ce cadre, au ministère de l’Éducation nationale, le SG du Snccopen a estimé que les réponses à ces doléances se sont limitées à de “simples promesses sans lendemain”, en rappelant que “cela fait 5 ans que nous soulevons ces revendications, mais aucune solution n’a été apportée”.  Le SG du Snccopen a révélé que le mouvement de contestation ira crescendo pour toucher l’ensemble des wilayas.     
Source : Liberté

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