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Publié par Saoudi Abdelaziz

 

Dans son article "La gauche algérienne ne répond plus", Abed Charef résume d'emblée : "En panne d’idées, la gauche algérienne est devenue inaudible. Elle n’est pas en mesure de proposer et de mener à bon port une sortie de crise avec une vision de gauche".

Qui est cette "gauche algérienne?" Le FFS, membre de l'Internationale socialiste? Le Parti socialiste des travailleurs? Le PAGS-canal historique qui s'exprime de manière diffuse et informelle après l'autodissolution de ce parti sucitée par les services en 1993? A aucun moment, même par allusion, Abed Charef ne nomme les composantes de la gauche algérienne? Ce sont donc des ectoplasme appelés  " courants de gauche".

«J’ai été bercé par la gauche, mais je suis rattrapé par la réalité", confiait en septembre 2016 le sécrétaire général de l'UGTA Sidi Saïd devant une assemblée patronale. Le hiérarque invité par le FCE appellait à  «redonner à l’entreprise ses attributs de décision», ajoutant : «Il existe dit-il plus de 3000 textes entre lois, décrets et circulaires à l’endroit de l’entreprise, il faut réduire substantiellement toute cette batterie de dispositions». Cette nouvelle "batterie de dispositions" , que  Sidi Saïd accepte de réduire, favorisera évidemment la revendication clé du FCE sur "la flexibilité du marché du travail pour mieux entreprendre".

Abed Charef semble approuver les motivation de ce rejet de "la gauche" par le patron de l'UGTA: "Que propose la gauche ? écrit le politologue. Rien. Ou si peu de choses. À part critiquer le néo-libéralisme et le FMI, les idées de gauche sont d’une indigence dangereuse. Qu’il s’agisse de l’entreprise, des relations de travail, de la répartition du revenu, on retrouve les mêmes slogans répétés à l’infini par des « idéologues » qui confondent gauche et étatisation, patrimoine public et bureaucratie".

Critiquer le néo-libéralisme, ce n'est pas quand même pas rien...

Peuple de gauche

Abordant le même sujet, sous le titre "Que reste-t-il de la gauche aujourd'hui?" Omar Benderra notait en novembre dernier au terme d'une longue et intéressante contribution, usant parfois de raccourcis hâtifs  : "La scène politique vit donc un temps suspendu où les forces politiques qui traversent la société n’ont pas droit de cité en termes de structures, d’organisations ou même de discours."

Il concluait avec finesse: "Face au libéralisme mafieux imposé par la dictature, la population oppose une tradition d’égalitarisme et de justice très ancrée, fort éloignée des dogmes et des idéologies. En rupture silencieuse mais radicale avec les institutions sans légitimité, les pseudo-partis et les médias qui servent d’alibi à la dictature. En attendant l’inévitable recomposition d’un champ politique authentique dans une Algérie effectivement libérée, il ne reste donc « de gauche » que ce que le peuple, dans ses profondeurs, a conservé en termes de refus de l’injustice et de l’arbitraire, de résistance au diktat impérialiste en Palestine et d’opposition à l’alignement sur l’Occident

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