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Publié par Saoudi Abdelaziz

Mobilisation des cheminots contre le licenciement abusif de 50 travailleurs. Photo DR

Mobilisation des cheminots contre le licenciement abusif de 50 travailleurs. Photo DR

A la SNTF, le préavis de grève est déposé pour le 27 janvier pour protester contre le licenciement abusif de 50 salariés d'une société sous-traitante. La rue gronde à Bouira où les travailleurs de l’usine Dauphin d’or industrie, se sont rassemblés hier devant le siège de la wilaya, pour réclamer la réouverture du complexe, à l’arrêt depuis plus de trois mois, sur ordre du Wali, alors que l'usine  a procédé entretemps aux aménagements protégeant l'environnement.

 

Les cheminots en grève le 27 janvier

 

Par Mohamed Mouloudj, 16 janvier 2019

Dans leur préavis de grève, les animateurs de cette fédération dénoncent “le licenciement abusif de 50 travailleurs” de l’établissement Stadler-automotrice sise à Alger.

Rien ne va plus au sein de la Société nationale de transport ferroviaire (SNTF). Le licenciement “abusif” par la direction de Stadler-Algérie d’une cinquantaine de travailleurs risque de déboucher sur de graves révélations sur le contrat entre la SNTF et le suisse Stadler, conclu depuis 2005.

La Fédération nationale des travailleurs des chemins de fer, affiliée à l’UGTA, prévoit une journée de protestation le dimanche 27 janvier. Dans le préavis de grève qu’ils ont déposé, les animateurs de cette fédération dénoncent “le licenciement abusif de 50 travailleurs” exerçant à l’établissement Stadler-automotrice sise à Alger.

Selon le même document, c’est le directeur de la filiale algérienne de l’entreprise suisse Stadler qui est mis en cause. La Fédération des cheminots précise que “ces travailleurs sont victimes d’un licenciement abusif depuis deux ans”. Elle explique qu’après plusieurs tentatives de règlement du différend à l’amiable, entamées au troisième trimestre de l’année passée, le directeur, de nationalité italienne, refuse toute médiation ou dialogue, d’où la montée au créneau de la Fédération des cheminots pour exiger “la résiliation du contrat entre la SNTF et Stadler”, ainsi que “le boycott de tous les projets et produits Stadler en Algérie”.

Cette sortie, quoi qu’inattendue de la part des cheminots, se veut aussi “une forme de pression” sur les autorités pour ouvrir “des enquêtes sur les missions de Stadler au sein de la SNTF”, à savoir la maintenance et l’entretien technique des engins, avec, en sus, l’examen du contrat de Stadler en Algérie, son aspect et son facteur de fond, mais aussi sa conformité durant l’exercice 2006-2017.

La fédération révèle qu’une enveloppe financière concernant la maintenance et l’entretien des engins de la SNTF n’a pas été exploitée. Elle met aussi l’accent sur la problématique liée aux équipements spécialisés fournis à l’entreprise. Elle doute également de la véracité et de la conformité des pièces de rechange vendues à la SNTF durant la période allant de 2015 à 2018.

La fédération exige, également, l’ouverture d’une enquête “sur l’affichage de la direction de Stadler-Algérie des photos des travailleurs licenciés pour les empêcher d’accéder à leur lieu de travail”. Dans le document déposé par la Fédération des cheminots, il est rappelé que l’établissement Automotrice de Caroubier “est un patrimoine public appartenant à la SNTF dans sa globalité”.

Concernant le directeur de Stadler-Algérie, la Fédération des cheminots exige “son départ” en urgence, ainsi que celui “de l’assistant algérien” qu’elle accuse d’être “à l’origine du pourrissement” dans la filiale.

Dans le même préavis, les cheminots expliquent que si leurs revendications ne sont pas prises en charge, dans la totalité, “une grève générale et illimitée” sera déclenchée ultérieurement. Ces syndicalistes indiquent que “tous les travailleurs de l’entreprise ont voté pour la grève du 27 janvier” et que le ministre des Travaux publics et des Transports, celui du Travail, le SG de l’UGTA, le DG de la SNTF, le wali d’Alger et les inspecteurs du travail territorialement compétents ont été saisis.

Source : Liberté

Usine Fermée sur décision du wali de Bouira : Les salariés de Dauphin d’or industrie investissent la rue

 

"Selon des informations recueillies, écrit Amar Fedjkhi, toutes les réserves émises par la direction de l’environnement, de l’Office national d’assainissement (ONA), de la direction d’urbanisme et de construction (DUC) ont été prises en charge par les responsables de Dauphin d’or industrie."

 

Par Amar Fedjkhi, 16 janvier 2019

La rue gronde à Bouira. Hier, des dizaines de travailleurs de l’usine Dauphin d’or industrie, sise à la zone d’activités de la commune de Bechloul, à l’est de Bouira, ont protesté devant le siège de la wilaya, pour réclamer des autorités locales la réouverture du complexe, à l’arrêt depuis plus de trois mois.

L’usine en question, née d’une coopération algéro-chinoise, spécialisée dans la fabrication de matériaux et équipements de bâtiment, a été fermée en novembre de l’année passée, sur décision du wali Limani Mustapha, qui s’est référé aux dénonciations de la population locale, des élus et des services techniques, incriminant ainsi la direction de l’usine de non-respect des normes environnementales et d’hygiène. Des rejets toxiques émanant de la fabrique sont déversés dans l’oued Ziane. En plus de ces rejets dangereux, les habitants de la région ont, par ailleurs, dénoncé la dégradation des conditions de vie à cause de la fumée qui se dégageait des fours de l’usine, rendant difficile le quotidien des personnes âgées et autres souffrant des maladies respiratoires.

Craignant pour leurs emplois, les manifestants ont appelé à l’intervention du premier responsable, l’invitant à revoir sa décision, dès lors que «les réserves émises par les différents services ont été toutes levées et prises en charge par les responsable de Dauphin d’or», a-t-on indiqué. «Nous sommes au chômage et nous avons des familles à charge», ont à l’unanimité déclaré les travailleurs de l’usine de Bechloul, qui ont rappelé que la décision prise par le premier responsable de la wilaya était temporaire et la réouverture de l’usine était conditionnée à ce que la direction du complexe en question se mette au diapason des règles d’hygiène et surtout du respect de l’environnement.

Par ailleurs, et selon des informations recueillies, toutes les réserves émises par la direction de l’environnement, de l’Office national d’assainissement (ONA), de la direction d’urbanisme et de construction (DUC) ont été prises en charge par les responsables de Dauphin d’or industrie.

Source : El Watan

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