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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Sous le titre "La crise du régime Bouteflika s’approfondit. Mobilisons-nous contre la répression, la misère et la soumission à l’impérialisme" le secrétariat national du Parti socialiste des travailleurs (PST) a publié une déclaration dont voici la conclusion.

 

L’obsession présidentielle, expression des contradictions et limites de la bourgeoisie algérienne

A quatre mois de la présidentielle, la question de la succession obsède le camp du pouvoir libéral autoritaire (Alliance présidentielle, Front populaire, médias publics et privés du pouvoir) et celui de l’opposition « démocrate » ultralibérale (partis d’opposition, Mouwatana, médias privés d’opposition…). Cette obsession rythme les affrontements politiques entre les deux camps.

Le pouvoir joue la carte du statu quo car la présidence assure la stabilité du régime et la satisfaction des intérêts de toutes ses clientèles. Qu’il soit conservé par Bouteflika ou qu’il revienne à un éventuel successeur, il ne peut se résoudre à lâcher ce poste de commandement.

Dépourvue d’ancrage populaire, l’opposition « démocrate » ultralibérale a conscience que son salut politique ne peut venir que d’en haut, par un coup de pouce de l’armée comme le demandent Djilali Sofiane ou Abderrazak Makri. Elle ne cherche pas à conquérir le pouvoir mais à être cooptée.

Pouvoir libéral autoritaire et opposition « démocrate » ultralibérale ont tous deux besoin d’un Etat autoritaire car leur politique économique brise le consensus social.

Incapables d’asseoir leur hégémonie sur les masses, ils ne peuvent accéder ou se maintenir au pouvoir que par le haut, sans intervention populaire dangereuse pour les intérêts qu’ils défendent. Ce sont les contradictions et limites historiques du capitalisme algérien qui empêchent ses représentants politiques de dominer démocratiquement. L’arbitraire constitue une nécessité historique pour les classes dominantes.

Mais pouvoir libéral autoritaire et opposition « démocrate » ultralibérale divergent sur l’ampleur et le rythme d’intégration du capitalisme algérien à l’économie mondiale et d’adhésion de l’Etat algérien à l’ordre impérialiste. Alors que le pouvoir prend en compte les résistances sociales et politiques émanant des classes populaires, l’opposition « démocrate » ultralibérale se prononce pour un brutal passage en force : arrêt des transferts sociaux, recours à l’endettement extérieur, privatisation de tous les secteurs économiques y compris au capital étranger, convertibilité du dinar…

Aujourd’hui, le rapport de forces est favorable au pouvoir, mais cela pourrait changer en cas de crise ouverte car une partie du régime partage les positions de l’opposition « démocrate » ultralibérale.

En attendant, la lutte entre le pouvoir libéral autoritaire et l’opposition « démocrate » ultralibérale s’exprime par l’affrontement politique de deux oligarques : Issad Rebrab et Ali Haddad.

 Ni Rebrab ni Haddad : Les travailleurs doivent arracher leur indépendance de classe pour porter une alternative anti-impérialiste, démocratique et sociale

Rebrab et Haddad représentent deux solutions profondément contraires aux intérêts des travailleurs et des masses populaires. Chacun de ces deux oligarques cherche à embrigader la classe ouvrière sous sa bannière. Dans son Comité de soutien aux investisseurs pour le patron de Cevital. Par le biais de la direction bureaucratique anti-ouvrière de l’UGTA alliée du FCE pour Haddad.

Les travailleurs doivent refuser ces deux fausses solutions. Ils doivent arracher leur indépendance de classe en reconstruisant leurs propres organisations syndicale et politique. Il leur faut pour cela contester la direction de l’UGTA et donner un caractère de classe affirmé aux syndicats autonomes.

Les travailleurs doivent prendre la tête des masses populaires en avançant leur propre alternative basée sur le refus de l’ordre impérialiste mondial profondément injuste, la remise en cause de la politique libérale antipopulaire en faveur du patronat algérien et des multinationales et le recours à la libre expression de la souveraineté populaire par l’élection d’une Assemblée constituante.

Cette alternative ne sera pas octroyée mais arrachée par la mobilisation populaire.

Pour faire triompher cette alternative, le PST appelle tous ceux et celles qui partagent sa démarche à la mettre en œuvre.

 Source : Facebook

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