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Publié par Saoudi Abdelaziz

Comment esquiver les contrôles de plus en plus serrés sur les côtes maghrébines et le verrouillage au nord de la méditerranée à l'initiative des Italiens? Avec au dessus la surveillance de plus en plus sophistiquée de Frontex, redoutable vigile dont s'est dotée l'Union européenne? Les harragas prennent sans doute plus des risques, en empruntant des chemins moins quadrillés.

Journal de l'establishment libéral le Figaro notait en septembre dernier. " Sur les sept premiers mois de l'année 2018, ils sont 72.100 à s'être risqués à rallier l'Europe par la mer Méditerranée contre 121.100 sur la même période en 2017 soit une baisse de 41%. Toutefois, et c'est la principale information de ce rapport du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) publié ce 3 septembre, ils sont proportionnellement plus nombreux à être décédés ou portés disparus. "

 

Juliette Gheerbrant expliquait en octobre dernier dans RFI : "Depuis la fermeture des ports italiens en juin, et la politique hostile du gouvernement italien à l’égard des ONG, cette mortalité est en forte hausse, comme le montre une étude de l'Institut italien d'études politiques internationales de Milan. Le chercheur Matteo Villa constate que la mortalité en mer est passée de 2% à 6-7% ces quatre derniers mois. Et qu’en moyenne 8 personnes ont perdu la vie chaque jour en Méditerranée centrale, contre trois en moyenne entre juillet 2017 et mai dernier.

Le nombre de morts a donc presque triplé, et en l’absence des ONG qui jouent aussi le rôle de témoins, il risque d’être de plus en plus difficile de savoir ce qui se passe précisément en mer. Deux naufrages ont eu lieu en septembre et il a fallu dix jours pour que l’information soit rendue publique, s’étonne Matteo Villa, alors que « normalement » elle est connue dans les deux jours". (RFI)

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