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Publié par Saoudi Abdelaziz

Rafle de manifestants lycéens à Mantes-La-Jolie

Rafle de manifestants lycéens à Mantes-La-Jolie

REVUE DE LA PRESSE ALGERIENNE

Ce matin, l'éditorial de Zouhir Mebarki dans l'Expression, un quotidien proche de la Présidence algérienne, est intitulé La France face au coup d'Etat . Il annonce d'emblée la couleur:  "Le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux, dénonce ceux qui «veulent renverser le pouvoir» en instrumentalisant ces manifestations". Après avoir étayé cette thèse l'éditorialiste conclut : "La France est devant la même tentative de coup d'Etat qu'en avril 1961. Ce jour-là, le général de Gaulle lança son fameux «Françaises, Français, aidez-moi!». Macron n'est pas De Gaulle mais il peut s'en inspirer!"

Le chroniqueur et politologue Abed Charef abonde dans le même sens lorsqu'il écrit : "Les manifestations de rue, les actions ciblées destinées à paralyser la circulation, ainsi que la mobilisation obtenue grâce aux réseaux sociaux ont montré la capacité d’une frange de la société, la « France d’en bas », à remettre en cause des choix de réformes engagées par un gouvernement légitime, et ce malgré l’existence d’un système social parmi les plus performants au monde".

Après des conseils sur la manière de mener plus efficacement ces "réformes", le politologue conclut : "Pour Macron, la crise des « Gilets jaunes » est survenue à mi-mandat. Une bonne gestion de cette épreuve lui permettrait de rebondir. Pour peu que les résultats économiques soient au rendez-vous, à partir de 2019, il lui sera possible d’aborder une éventuelle réélection dans de bonnes questions".

La réélection d'Emmanuel Macron est à écarter selon  Nidal Aloui  le correspondant à Paris de TSA-Algérie qui écrit: "Tous les pronostics sont formels : Macron a déjà perdu un éventuel second mandat et partira donc en 2022". (...) À l’œuvre, il s’est finalement révélé bien plus libéral qu’il ne l’avait laissé croire. En supprimant l’impôt de solidarité sur la fortune, en taxant les catégories les plus fragiles de la population grâce à des faveurs accordées aux entreprises contre les salariés au motif qu’elles créent de l’activité et de la richesse, il a vu une partie de son électorat lui tourner le dos. Cela s’est vu dans la baisse continue de sa popularité."

Le directeur et chroniqueur du Soir d'Algérie, Maamar Farah note : "Le mouvement des «Gilets jaunes», né d'un rejet de la taxe sur le carburant, va rencontrer une population totalement laminée par les politiques antisociales des différents gouvernements. C'est le ras-le-bol général ! Les observateurs et autres experts en cravate n'y comprennent rien ! Faisant partie du système dans ce qu'il a de plus élitiste, c'est-à-dire de cette frange grassement payée et qui ne fait que répéter les mêmes bla-bla sur les plateaux de télévision, ces personnages ne peuvent pas comprendre pour la bonne et simple raison que leur statut de privilégiés les empêche d'y voir clair !" 

 

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