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Publié par Saoudi Abdelaziz

Financier retraité, auteur de " les miscellanées du patrimoine Benisafien". Photo DR

Financier retraité, auteur de " les miscellanées du patrimoine Benisafien". Photo DR

"Tous les pays en question, et particulièrement l’Algérie, se sont enlisés dans ce système capitaliste sauvage, et c’est bien le peuple qui paye l’addition et non ces profiteurs en même temps manipulateurs et prédateurs à la fois et enfin, ce sont des bonimenteurs."

L’ ultralibéralisme se sustente de l’intoxication politique, la perversion économique et la dépravation financière

TRIBUNE

Par Benallal Mohamed, auteur, 15 décembre 2018

Si vous permettiez aux banquiers d’émettre l’argent d’une nation, ils ne se soucieraient pas des lois» (D. Rockefeller)

Avec le temps qui va, «tout» s’en va, et nous constatons dans l’état actuel, certaines mauvaises remarques. Elles se vérifient par un paroxysme qui a déjà été atteint par la désinformation, l’intoxication, les fake news et enfin le mensonge déguisé en pilules de vérité et mises sous un pack de la monopolisation de la presse écrite d’ailleurs nommée «mainstream».

Cette nouvelle confrérie mainstream est à la merci des pouvoirs de l’Etat, qui ont toujours tenté de modeler l’opinion publique à leur convenance et sauvegarder le système en déshérence par n’importe quel moyen (guerres-manipulations-lavage de cerveaux -embargo-terrorisme-dictature….)

«Comme celui qui a l’argent est toujours le maître de l’autre, le traitant se rend despotique sur le prince même : il n’est pas législateur, mais il le force à donner des lois.» Montesquieu, L’esprit des lois.

Les médias font rage devant un grand et faux dollar et ce sont toutes les valeurs et éthiques qui sautent en l’air. D. Trump, président des Etats-Unis, ne connaît ni lois, ni accords, ni principes, ni morale, seul l’argent l’intéresse le plus.

Le lobby dollars emploie les grands moyens d’information de la presse écrite et télévisuelle. Ces médias permettent de mettre sous leur étendard l’opinion publique, afin de faire passer l’intérêt matériel avant le droit, l’intérêt financier avant l’éthique, l’intérêt monétaire avant la vérité, tout en multipliant des débats trompeurs pour ceux qui écoutent, ceux qui voient et ceux qui lisent, en leur faisant croire, avec la manière de faire échanger des idées, que la démocratie et les droits de l’homme se portent très bien, alors que dans la réalité du système, on remarque que seuls les riches s’enrichissent davantage et les pauvres pataugent dans une misère infernale.

Les droits de l’homme et la démocratie sont devenus des instruments d’ingérence humanitaire efficaces pour tout changement de système envisagé. Plus de place aux idéologies, les oligarchies n’écoutent que le son des finances. Je crois que les institutions financières et bancaires intoxiquent fortement nos libertés, plus qu’une dictature.

Celui qui contrôle l’argent d’un pays contrôle le pays entièrement. Comme disait Rothschild : «Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois.» David Rockefeller, dans son fameux discours à la commission trilatérale en 1991 disait : «Nous sommes reconnaissants envers le Washington Post, le New York Times, Time Magazine et d’autres grands journaux, leurs directeurs ayant participé à nos rencontres et ayant respecté la promesse de discrétion pendant près de 40 ans.

Il nous aurait été impossible de développer notre plan pour le monde toutes ces années durant si les projecteurs avaient été braqués sur nos activités. Le monde est maintenant plus sophistiqué et plus préparé à accepter un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers est sûrement préférable au principe d’autodétermination nationale des peuples, pratiquée tout au long de ces derniers siècles.»

Les médias appartiennent au capital, ce capital a permis de produire le système capitalisme et ce denier est régenté par les capitalistes où seul le profit est mis devant la scène. Ce sont eux qui contrôlent tous les éditoriaux des médias, des grands organes de la presse.

On nous fait croire à la démocratie et aux valeurs universelles en nous invitant sur un plateau de TV, un «socialo» ou un «gauchiste» qui se bat comme un ange contre une majorité de défenseurs de la politique du gouvernement mise en place, cela se passe généralement partout sur les plateaux des médias des pays développés ou en voie de développement, dits démocratiques, mais en fait de façade, car c’est toujours le 1% des riches qui mène la destinée des 99% des lambdas.

Le constat que l’on fait ressortir suite à un débat quelconque sur l’économie, est que les défenseurs dudit «gouvernement» n’osent jamais aborder le fond des problèmes sérieusement, préférant la soumission devant les responsables (chita) de la situation pour quelques privilèges attendus et toute déroute ou déviation, il y a toujours l’animateur qui fait usage par injonction ou simplement une suspension comme droit pour le mettre sur les rails du chemin tracé.

L’objectif étant de façonner, manipuler, sinon convaincre les auditeurs, les téléspectateurs et les lecteurs, en faisant passer le gros du message, tout en donnant l’illusion que le débat se fait dans une totale transparence, dans une véritable fausse vraie démocratie.

Vive la démocratie ! La démocratie c’est bien, mais c’est aussi un système manipulable, une sorte d’hypnotisme collectif pour mieux modeler l’opinion publique.

Nous sommes dans une ère incertaine, où toutes les techniques médiatiques sont utilisées de façon très dangereuse. N’a-t-on pas vu la manipulation de l’opinion pour faire la guerre en Irak, les révolutions de couleurs, le printemps arabe, les fausses nouvelles du massacre à Timisoara, en Roumanie par les Ceausescu en 1989, dans tout cela, il y a un seul et unique sujet, c’est le capital, il est fonctionné par les capitalistes déguisés en libéraux ou en ultra-libéraux avec leur armada institutionnelle, économique, bancaire, financière et médiatique pour phagocyter la dimension politique en mettant la main sur l’exécutif, la législature, le judiciaire, l’économie, les finances et enfin le médiatique.

Même les guerres d’aujourd’hui sont préparées et faites par les vassaux. Les «think tank» préparent la vision et la stratégie de la guerre et c’est avec l’argent des vassaux et leur chair à canon que la guerre est entamée par la méthode «proxy» les supports politiques et informationnelles sont régis par la TIC (Technologie informationnelle et communication).
La multiplication des chaînes satellitaires d’information a été faite dans ce but bien précis, la publicité étant un créneau supplémentaire pour marauder le lambda et soutirer l’épargne pour mieux les inciter à consommer les balivernes au prix fixé par les prédateurs.

Le capital est représenté par les oligarchies financières et composé des grandes fortunes détenues par les multinationales et surtout les banques, les grosses compagnies d’assurances et autres, organisées au niveau mondial, et ce sont elles qui détiennent le pouvoir en Occident et aux USA, ce sont elles qui choisissent les personnes qui doivent appliquer leurs politiques.

Un D. Trump et un Macron ont été plébiscités par l’empire de la haute finance. De toute évidence, ils n’entendent pas lâcher la prise et pour ce faire, ils tentent par tous les moyens de garroter les opposants à leur système.

Les «buzz» représentent une forme de liberté d’expression dans un espace virtuel, la surveillance et le contrôle sont faits par les vassaux du capital, des dépassements peuvent éventuellement se faire. D. Trump Merkel et Macron… mènent une politique qui garantit les intérêts des oligarchies financières du moment, telles que les moyens d’information, et ceci est mis en œuvre afin d’éliminer tout concurrent et surtout les entreprises publiques créatrices de richesse publique, afin de les mettre de côté ou bien les phagocyter par le biais de la privatisation.

Ces présidents choisis par l’empire de la haute finance font de sorte à accentuer la dégradation négative des entreprises publiques pour donner une image coûteuse fausse au peuple, alors que quand il s’agit d’entreprises privées, ils n’hésitent pas à leur allouer des sommes importantes, tout en évitant de taxer l’impôt sur la fortune. L’entreprise privée coûte cher à l’Etat, sinon au contribuable, en plus, elle ne cesse d’exploiter le peuple au profit de l’oligarchie qui représente l’empire de la haute finance.

Par conséquent, il ne reste pour ce peuple que l’acte d’unité de ses propres forces pour affronter cet empire qui ne cesse de nous faire du mal par une exploitation sans fin, il est clair que l’entreprise privée et ceux qui défendent cette conception coûtent plus cher aux contribuables.

Tous les pays en question, et particulièrement l’Algérie, se sont enlisés dans ce système capitaliste sauvage, et c’est bien le peuple qui paye l’addition et non ces profiteurs en même temps manipulateurs et prédateurs à la fois et enfin, ce sont des bonimenteurs. Les gilets jaunes font face aux prédateurs de la haute finance.

NOTES

*-Combien ça coûte, l’émission où Jean-Pierre Pernaut parlait argent aux téléspectateurs.
*-sputnik
*-
www.lesutopiques.org/democratie-et-finance/
*-L’oligarchie financière aux commandes de l’information et donc de la démocratie. Liliane Held-Khawam.
*-https://www.fakirpresse.info/Contre-l-oligarchie-la-finance-les

Source : El Watan

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