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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Un nouveau candidat à la présidence de la république sera-t-il désigné, encore une fois, puis imposé aux Algériens par mille et un moyens, par la fabrique à consensus appelé "système"?

Mise en place depuis la mort de Boumediène, la fabrique à consensus semble être grippée. On dit que les militaires ne veulent plus manger de ce pain là. Après la mort de Boumediène, la présidence de la République est devenue la pierre angulaire du dispositif mis en place par le général Belkheir sur mesure pour le président fainéant Chadli: pouvoir législatif de façade, justice sous influence, délégations à outrance, le tout servant la gestion oblique des affaires du pays.

La condition première qui a permis à ce système de fonctionner c'est le rôle régulateur des services secrets (SM puis DRS) aux prérogatives incontestés au sein des services de décision de l'Etat. C'est aussi la pléthore des officiers, sous-officiers et policiers traitants (portant la casquette ou non des clans régionalo-affairistes) qui assure le contrôle de l'opinion, des mouvements de masse et des partis.

Au sortir de la décennie noire, Abdelaziz Bouteflika qui se révendiquait d'un retour au présidentialisme de Boumediene dont on l'a frustré de sa succession, a voulu reconstitutionnaliser la fonction présidentielle, et en rétablir la verticalité. Il a engagé cette normalisation jusqu' à son AVC, à la suite de quoi le mort a saisi le vif: l'oblique a de nouveau remplacé le vertical et les institutions, après l'intermède de 2012-2013, ont repris leur affaissement habituel... Mais dans le même temps, il a mis en crise irrémédiable le système d'adoubement qui l'a porté à la présidence

Aujourd'hui le vieux système d'adoubement n'a pas supporté les traumatismes subis depuis 1999 et semble avoir volé aux éclats. L'Armée nationale populaire semble rester aux commandes, mais, va-t-elle se replonger dans la stratégie antipolitique ancienne qui a conduit à la déliquescence de l'Etat algérien?

Une élection présidentielle "normale" tenue en temps légal avec confrontation des programmes, campagne électorale animée et honnêteté des urnes présente-elle des risques pour la défense nationale? Foutaises! Quant au président élu au premier ou ou deuxième tour, quelqu'il soit, on le combattra comme le précédent, si comme il est à craindre il essaie de fourvoyer l'Algérie dans la voie du néolibéralisme musclé.

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