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Publié par Saoudi Abdelaziz

Gilets jaunes et militants CGT rassemblés devant la préfecture à Pau. Photo DR

Gilets jaunes et militants CGT rassemblés devant la préfecture à Pau. Photo DR

Après le spectacle de violence ultra médiatisée du samedi à Paris, le sondage est tombé ce matin: 72% des Français approuvent les Gilets jaunes. L'opération casse en direct des Champs Elysés a échoué. Elle a aussi probablement accru l'intelligence politique des Français face aux manigances des médias dominants.

"Beaucoup se posent la question de savoir à qui profitent les images de violence inouïe relayées sur toutes les chaînes de télévision" écrit de Paris Mrizek Sahraoui (Lire son article).

Le 21 novembre dernier, le philosophe Jean-Claude Michéa mettait en garde : "On ne doit surtout pas oublier que si le mouvement des Gilets jaunes gagnait encore de l’ampleur (ou s’il conservait, comme c’est toujours le cas, le soutien de la grande majorité de la population), l’État benallo-macronien n’hésitera pas un seul instant à envoyer partout son Black Bloc et ses « antifas » (telle la fameuse « brigade rouge » de la grande époque) pour le discréditer par tous les moyens, où l’orienter vers des impasses politiques suicidaires "(Source :  les amis de bartleby).

 

Affrontements violents de Paris: deux faits intriguent les Français

De Paris, Mrizek Sahraoui, 3 décembre 2018

 Face à l’intransigeance d’Emmanuel Macron et la rigidité du gouvernement, les Gilets jaunes ont, ce samedi encore, littéralement occupé la France. Pas une seule région, un seul département, ni encore un canton n’a échappé au contrôle des protestataires, très souvent dans une ambiance bon enfant. Ils invitent les automobilistes à klaxonner et ces derniers s’exécutent volontiers, ce combat pour la dignité étant aussi le leur.

En revanche, s’agissant de la capitale, la manifestation qui devait être pacifique a viré au chaos, avec des scènes de guérilla urbaine à travers toutes les rues et grandes avenues adjacentes à l’Arc de Triomphe, tagué «Les gilets jaunes triompheront» et «Macron démission».

Beaucoup se posent la question de savoir à qui profitent les images de violence inouïe relayées sur toutes les chaînes de télévision. Pour avoir braqué les caméras uniquement sur Paris, occultant délibérément les dizaines de milliers de manifestations pacifiques auxquelles ont pris part toutes les catégories de population, notamment beaucoup de femmes et leurs enfants, et celle du syndicat CGT dont la mobilisation n’a même pas été évoquée, les médias, dans leur majorité, sont accusés de rouler pour Emmanuel Macron, en dénaturant le combat des Gilets jaunes – jusqu’ici soutenu par 84% des Français.

«Clairement, le focus sur Paris cache mal la stratégie de la peur, l’option du gouvernement pour se sortir du conflit», s’insurge un député de la France Insoumise qui accuse le ministre de l’Intérieur d’instrumentaliser cette violence pour confondre les Gilets jaunes avec une poignée de casseurs que le dispositif impressionnant des forces de l’ordre déployé aux abords des édifices sensibles, cœur du pouvoir, n’a pas empêché de s’infiltrer au milieu des manifestants pacifiques.

Certains vont jusqu’à suspecter les forces de police d’être restées statiques et, parfois, de provoquer les manifestants pour exacerber la colère et susciter plus de violence. La frénésie médiatique fera le reste et achèvera de discréditer le mouvement, accusent des élus de l’opposition.

D’autres encore s’interrogent sur l’inflexibilité du président Macron. Qu’est-ce qui peut justifier une telle fermeté face à un peuple, celui de la cinquième puissance mondiale qui dit avoir faim ? La réponse est dans le fait qu’Emmanuel Macron est pris en tenailles entre le catalogue de revendications légitimes des citoyens qui pèse peu et la pression des différents lobbies dont il est otage du fait d’avoir été leur candidat.

«Dire que les taxes sur les carburants sont destinées à la transition écologique et Macron est préoccupé par le sort de la planète son un mensonge véhiculé par les médias», relève un grand de nombre de Gilets jaunes. «Si tel était le cas, font-ils remarquer, Nicolas Hulot serait toujours au gouvernement et ne serait pas parti avec fracas en dénonçant les lobbies qui se sont emparés de pans entiers du pouvoir».

Source : Algérie-Patriotique

 

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