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Publié par Saoudi Abdelaziz

La nuit, sur le site du haut fourneau, les grévistes n’avaient pas de quoi se sustenter (Photo : El watan)

La nuit, sur le site du haut fourneau, les grévistes n’avaient pas de quoi se sustenter (Photo : El watan)

En grève depuis plusieurs jours, les jeunes sidérurgistes diplômés veulent que l'on reconnaisse enfin leur savoir faire. Ils exigent des CDI que l'employeur offre par dizaines, discrètement, aux pistonnés du système.

"Pour saper la volonté des grévistes, notamment ceux qui ont passé hier leur sixième nuit consécutive au niveau du site du haut fourneau n°2, la direction générale aurait ordonné avant-hier à la police interne qui quadrille le site de ne pas permettre aux protestataires d’être ravitaillés" rapporte  Mohamed Fawzi Gaidi le correspondant d'El Watan qui précise :

"Couffins à la main, des parents de grévistes, sollicités par leurs enfants affamés, ont, en effet, essuyé un refus catégorique d’accéder, selon eux, au complexe. «Depuis les deux dernières nuits, nous n’avons pas eu un seul repas. Même les autres sidérurgistes qui ne sont pas concernés par notre débrayage ont été avertis de ne pas nous approvisionner en produits alimentaires sous peine d’être sanctionnés, voire licenciés», regrette l’un des grévistes joint hier au téléphone.

«Il croit que le mouvement va fléchir et compte sur le pourrissement, nous tiendrons bon, car notre situation par rapport aux permanisés est catastrophique, bien qu’on fasse le même travail. Normalement à travail égal, salaire égal, la loi est claire là-dessus. Et donc nous continuerons le mouvement jusqu’à ce qu’il y ait satisfaction entière de nos revendications», confie un jeune sidérurgiste diplômé à Rahmani, le correspondant de Reporter-dz

Wahida Bahri rapporte dans L'Expression les propos du nouveau secrétaire général du syndicat : «La direction générale à affiché une liste portant les noms de travailleurs ayant apporté une quelconque aide aux contestataires". "Même celui qui a donné une bouteille d'eau à un gréviste est victime de sanction», a-t-il ajouté. Une manière d'isoler et casser le soutien des sidérurgistes à leurs collègues, nous dit-on.

«On casse un mouvement de 100, mais pas de plus de 1000», a lancé un contestataire. S'agissant de la situation prévalant au sein du complexe, c'est la désolation quant à l'intervention de cette contestation en ces moments où l'entreprise s'oriente vers de bonnes perspectives. En effet, depuis la récupération de la totalité des actions du complexe El Hadjar, après la dissolution du partenariat avec l'indien ArcelorMittal, d'importants fonds ont été injectés par l'état pour la réhabilitation du HF2 et tous les équipements de production du complexe"

 

 

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