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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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La palme de virtuosité du journalisme de sérail-comme-si-vous-y-étiez revient ce matin à Saïd Chekri l'éditorialiste de Liberté et à El Kadi Ihsan l'éditeur de Mahreb Emergent. Mais attention à ne pas trop dribler!

 

"L’ADN de la maison DRS, version Toufik"

" Très réservé sur la poursuite d’une présidence Bouteflika pour les risques systémiques qu’elle comporte  pour l’ensemble du système de pouvoir, le général à la retraite Toufik peut redevenir l’allié qu’il a été de la maison Bouteflika, dans le cas de la recherche d’une solution digne de sortie de l’impasse provoquée par le projet insensé du 5E mandat".

C'est ce que révèle ce matin El Kadi Ihsan au terme d'une longue fresque sur les conflits dans le sérail. Il poursuit : "Dans le contexte des deux dernières années, l’agenda de Mohamed Mediene dit Toufik,  est moins occupé par les chicanes à mettre sur la route des Bouteflika que par le projet de prendre une revanche opérationnelle sur son propre rival le général Gaïd Salah artisan en chef de sa déchéance puis de sa chute en septembre 2015. Saïd Bouteflika a encore une chance de retomber sur ses pieds en cas de banqueroute déclarée au tribunal du commerce de son projet de faire réélire son frère président.

Elle consiste à prendre les devants d’une solution politique portant d’abord l’assentiment de la classe politique et en arrière plan de « l’Etat profond » Cette « solution » opératoire ressemble furieusement à la proposition de « conférence nationale » proposée par Amar Ghoul. Elle a porte également l’ADN de la maison DRS, version Toufik, le compagnon de football du président de TAJ.

Pour les raisons déjà évoquées, Saïd Bouteflika ne peut pas s’avancer le premier et suggérer un candidat soutenu par sa maison. Il peut par contre dissimuler sa démarche dans un processus sophistiqué qui passerait d’abord par l’adoption d’un pacte politique commun avec l’opposition ou une partie de l’opposition, avant d’abattre la carte de l’incarnation politique de la conduite de ce pacte. Il a besoin de s’appuyer « sur le réseau » de Toufik et de son « ingénierie » pour réussir une telle opération et espérer résister au véto du chef d’Etat major."

 

"Makri, Ghoul, même laboratoire"... présidentiel.

Dans L'éditorial de Liberté, Saïd Chekri se penche sur la proposition d'un autre leader islamiste de l'establishment en concluant :

"On peut donc penser que l’initiative de Makri aura le même sort que celle de Ghoul qui aura vécu… 24 heures à peine. Et, parce qu’elles semblent porter la même marque de fabrique, l’on peut supposer qu’elles avaient été produites dans un même laboratoire". l'éditorialiste explique :

"On voit bien, au demeurant, que le plaidoyer de M. Makri correspond parfaitement aux récentes “médisances” sur Ouyahia auxquelles s’était laissé aller un certain Tayeb Louh qui, lui-même, ne parlait pas en son seul nom.
Le rapport de force actuel à l’intérieur du système serait donc favorable à Ouyahia et certains voudraient se donner le temps de changer la donne. Au-delà des conséquences et des implications politiques et diplomatiques qu’impliquerait un ajournement de l’élection présidentielle, et au-delà même de l’inconstitutionnalité d’une telle mesure, quelle garantie peut-elle offrir, à l’ombre de ce même système politique et dans l’atmosphère exécrable qu’elle ne manquera pas de produire dès son annonce ? M. Makri ne l’ignore sûrement pas : le report d’une élection présidentielle est une forme de coup d’État. Il n’appartient pas à l’opposition de cautionner, encore moins de revendiquer une démarche illégale que le régime, pour se tirer d’affaire et pour survivre, voudrait mettre en pratique en la présentant comme seule issue à une crise qu’il aura provoquée et dont il a catégoriquement nié l’existence. On peut donc penser que l’initiative de Makri aura le même sort que celle de Ghoul qui aura vécu… 24 heures à peine. Et, parce qu’elles semblent porter la même marque de fabrique, l’on peut supposer qu’elles avaient été produites dans un même laboratoire".

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