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Publié par Saoudi Abdelaziz

L’espoir repose aujourd’hui sur un sursaut des forces démocratiques autonomes

Un éditorial de Libre Algérie

 6 novembre 2018

Nous vivons sous un système qui paralyse le pays pendant qu’il mettait du mouvement dans le sérail. Ce constat amer et habituel reflète parfaitement les intentions des dirigeants.

L’horrible spectacle offert par les députés d’une majorité factice a fait le tour du monde. S’accrochant à un poste auquel il a été « affecté », nous avons un président d’APN humilié et mortifié publiquement par son propre camp.
L’acharnement de ces députés-fonctionnaires, sans vergogne, ne sont évidemment pas guidés par l’intérêt du pays mais ils livrent une « guerre » à couteaux tirés pour bénéficier de strapontins et de privilèges auprès de leurs maitres du moment après l’élection présidentielle. Le grotesque se dispute au burlesque. En effet, les protagonistes se réclament tous du chef de l’Etat « muet ». Les « neutres » aussi.

La perspective d’une élection présidentielle publique en 2019 est précédée par des « urnes » discrètes au sein des conclaves en haut lieu. La théâtralisation de la scène nationale est l’expression d’une campagne électorale musclée à l’intérieur du sérail, qui malgré son opacité influe négativement sur le fonctionnement des institutions.

Jadis silencieuses, ces luttes sont devenues publiques. Les arrestations en grandes pompes au sein des services de sécurité s’apparentent à de terribles règlements de comptes et à des éliminations d’obstacles pour permettre un choix serein et sans embuches du candidat du sérail.

En effet, la corruption et les détournements ne sont pas nouveaux pour organiser, en ce moment précis, ce minutieux nettoyage inédit. Personne ne peut croire à une opération main propre.
Evidemment les intérêts des clans et des dignitaires du régime, priment sur l’avenir et le devenir du pays. On ne choisit pas un président pour le pays, mais un président qui garantit les équilibres des clans, les intérêts des hommes forts du moment et une assurance pour les puissances occidentales.

En plus de cette préoccupations à satisfaire l’étranger, les atteintes aux activités politiques et syndicales, aux droits d’organisation et de manifestations, aux droits de grève, aux droits de l’homme et aux libertés en général confirment la distance qui sépare les tenants du pouvoir et les aspirations du peuple algérien a une vie meilleure.

Totalement coupé de la société, l’Etat devient un corps étranger pour le simple citoyen.
Par ailleurs, l’obstination pour le maintien de ce système avec ses pratiques antipopulaires et archaïques étouffe toute initiative autonome de la société. La culture algérienne dévoyée, l’émergence de véritables intellectuels libres et d’artistes progressistes, repères d’une société moderne, se voit contrariée au profit d’une clientèle réactionnaire au service d’une propagande rétrograde.
De telles pratiques renforcent dangereusement l’idée selon laquelle les dirigeants et les institutions n’incarnent pas les intérêts de l’ensemble du peuple algérien.

Le sentiment d’injustice gagne la majorité des algériens ainsi que l’ensemble des régions du pays.
Les conséquences se traduisent par le développement d’une aversion profonde du citoyen envers son Etat.
Le non-respect des lois par ceux-là même sensés les appliquer comme le font publiquement les députés aux ordres accentue la mauvaise image qui consiste à les considérer comme mercenaires obéissant aux plus offrants.

L’espoir repose aujourd’hui sur un sursaut des forces démocratiques autonomes de la société (partis politiques, syndicats, associations ….etc).

La construction d’un contre-pouvoir est non seulement urgente mais surtout vitale pour aussi préserver notre pays des bouleversements géopolitiques contre les peuples et les Etats. Aucun algérien patriote ne peut accepter une menace sur l’unité nationale pour laquelle se sont sacrifiés des millions d’hommes et de femmes.

Il est temps de restituer la souveraineté sans entrave au peuple et que les dirigeants algériens comprennent que le changement pacifique pour une Algérie démocratique est une exigence populaire et historique.
 

Source : Libre-Algérie

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