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Publié par Saoudi Abdelaziz

Grogne des journalistes de la Chaîne3. Photo DR

Grogne des journalistes de la Chaîne3. Photo DR

"La noblesse" de Tayeb Louh pour un journaliste inclusif , "la force de voyous qui sont autour de Bouteflika" pour l'ancien condamné à mort. Et, par ruissellement du haut vers le bas, l'arbitraire qui continue de régner. La  grève est interdite à Air Algérie, et les journalistes radios sont interdits de sit-in.

Grâce aux sites d'information électroniques "branchés", l'attention des Algériens est réquisitionnée pour s'intéresser aux supposés clivages entre décideurs mis en scène par le système (le dernier avatar concerne Ouyahia et Louh). Algérie-Part, le site de Abdou Semmar, se remet en selle pour participer activement au spectacle médiatique par lequel on veut nous faire oublier l'absence de liberté de débats politiques transparents. Sous le titre audacieux "La justice, la seule institution noble qui peut sauver les libertés des Algériens", on peut lire :  "Force est enfin de constater que le ministre de la Justice, Tayeb Louh, a également été à la hauteur de sa noble mission en refusant l’exercice du diktat politique contre les journalistes détenus à la prison d’El-Harrach".

Tayeb Louh, sauveur de Semmar et de  la liberté de la presse?

Le moudjahid condamné à mort, Abdelkader Guerroudj déclarait avant-hier à El Watan du haut de ses 90 ans : " L’Algérie est un pays qui se perd par la force de voyous qui sont autour de Bouteflika, qui reste un ami. Ceux qui sont autour de lui le fragilisent encore plus, y compris ses frères qui doivent le protéger et le laisser mourir en paix. Il est en train de souffrir à cause de ceux qui n’en finissent pas de se remplir les poches. Je n’en veux pas à Abdelaziz, parce que lui-même ne s’appartient plus".

Le ruissellement de l'arbitraire du haut vers le bas

Les journalistes de la chaîne 3 de la radio nationale ont tenu, dans l’après-midi d’hier, un rassemblement de protestation contre “la hogra” et la terrible  pression professionnelle subie depuis la nouvelle nomination à la direction de l’information. Cependant, les nombreux journalistes contractuels qui voulaient se joindre à cette action, ont été dissuadés par la menace de rupture de leurs contrats. Cette action intervient, alors que l’affaire des journalistes employés au noir durant les années 90, par les trois chaînes de radio, est toujours au niveau de la justice.

A Air Algérie, 10 techniciens de la maintenance ont été suspendus pour avoir fait grève. 
La direction générale a pris cette décision en attendant la réunion d'un conseil de discipline. Dans un «appel au personnel de la maintenance»  la DG d’Air Algérie indique que «la clémence et la mansuétude dont elle a fait preuve jusque-là ne doivent en aucun cas être interprétées comme des signes de faiblesse et que l’intérêt général prévaudra sur les considérations corporatistes».

« Au lieu de recourir à la négociation avec les représentants syndicaux, écrit le FFS dans un communiqué, l’administration a opté pour le traitement autoritaire en procédant à la suspension des grévistes et au recours à la justice ».
Tout en dénonçant « énergiquement » ce qu’il qualifie de « réaction brutale des autorités face à chaque mouvement de protestation pacifique », le FFS appelle à l’ouverture d’un « dialogue inclusif, en vue d’aboutir à une solution ».

 

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