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Publié par Saoudi Abdelaziz

Par les résidences et les modes de vie, les détenteurs de richesse où se mêlent affairistes, entrepreneurs et détenteurs de l'autorité de l'Etat, se constituent sans cesse en contre société, vivant à l'écart de la décence commune.

Dans toutes les régions du pays, l'ancienne cohabitation sociale se défait, les quartiers perdent leur caractères multiclasses. Les résidences de la contre société font bien sûr prioritairement l'objet de la sollicitude des APC et wilaya réunies. Et le Bouchi pourvoie les amateurs de produits de détente.

Parmi les élites d'âge mûr qui ont évolué à l'extérieur du business, c'est la nostalgie et le sentiment de perte qui dominent encore. Sur Facebook, les  murs exhibent les photos de la Belle Epoque des années 60-70 et les posts désenchantés qui vont avec. Ya Hasra!

Parmi les jeunes étudiants et diplômés qui n'appartiennent pas à cette nouvelle contre société et à ses promesses d'avenir, ce qui émerge de plus en plus c'est le sentiment d'injustice, puissant, radical...

Ils étaient 13 jeunes de la commune de Raïs Hamidou ( la Pointe Pescade, à Alger) à avoir pris la mer le 15 novembre dernier. Ils voulaient rejoindre les côtes italiennes. Sur une embarcation de fortune, ils ont été surpris par le mauvais temps et ont été trahis par le moteur de leur barque qui n’a pas résisté jusqu’à l’arrivée à la terre ferme. Les jeunes du quartier sont sortis hier dans la rue pour que les Autorités algériennes se préoccupent du sort des jeunes disparus.

Un des manifestants explique la démarche des haragas : “ils ne voient aucun espoir dans un pays à l’arrêt et qui ne leur offre espoir de lendemains meilleurs”. Ce drame, souligne un autre Algérois, “raconte la grande désespérance qui règne dans un pays où la vie du régime faites d’intrigues, d’allégeances et de cabotinage dont les médias sont friands friands se déroule loin de la vie réelle des Algériens”

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