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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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" Le constat est alarmant : des cimetières ne sont pas épargnés ; des domaines réservés ne le sont pas non plus. Plus grave, le lit des marigots et autres rivières ont été remblayés et en lieu et place des maisons sont sorties de terre ou plutôt de l’eau, de marécage, de rochers…

Par Chabane Bouarissa, 5 novembre 2018

La commune de Bordj Bou-Arreridj recèle de nombreux atouts, notamment sa situation géographique attractive. Sa proximité des grandes villes et sa position de carrefour ont accéléré son urbanisation.

Pour autant, les atouts de ce territoire en pleine mutation incitent à ne négliger les problèmes qui se révèlent d’ores et déjà et qui fragilisent son avenir.

En dépit de cette proximité avec Alger la capitale, la wilaya est confrontée à de gros problèmes qui entravent son développement et son épanouissement. Il est à signaler que le prix du foncier de cette localité rurale ne cesse d’augmenter en dépit de son statut.
 

Cette hausse est une conséquence de divers facteurs, notamment l’accroissement des prix de l’immobilier dans les villes avoisinantes, l’insertion du centre dans un contexte régional à fort potentiel économique et sa proximité de voies de communication importantes, vu sa situation sur l’axe Alger-Constantine-Béjaïa-M’sila.

La pression sur la région s’est traduite par une hausse des prix des terrains, ce qui a conduit à l’empiètement sur les terrains à vocation agricole. “L’État dispose d’un ministère de l’Aménagement de la ville, de l’Urbanisme, de l’Habitat, etc. L’État a des services déconcentrés qui s’occupent de ces domaines au niveau local. L’État a des services de sauvegarde de la flore, des ressources hydriques, forestiers... L’État a enfin d’autres services pour alerter ou mâter toutes agressions de domaines lui appartenant ou de nécessité publique”, disent les responsables. C’est donc toute une batterie de leviers qui rendent davantage plus fort cet Etat.

Pourtant, le constat est alarmant : des cimetières ne sont pas épargnés ; des domaines réservés ne le sont pas non plus. Plus grave, le lit des marigots et autres rivières ont été remblayés et en lieu et place des maisons sont sorties de terre ou plutôt de l’eau, de marécage, de rochers,… À Bordj Bou-Arréridj, les rivières et autres zones marécageuses ont été agressées et tuées. Que dire des forêts classées !

Des responsables, autres hauts perchés de la République et même de simple commis de l’État s’accaparent des domaines, des hectares, au nom de leur position administrative ou politique, ces dernières années, les gens friqués s’ajoutent à la liste. Personne ne pipe mot au niveau des Directions censées protéger le patrimoine.

Les zones à hauts risques (parfois sous des poteaux hautes tensions) sont vendues par des démarcheurs, des élus locaux, des autochtones et au pire des cas, par l’agence foncière. Les documents ne sont pas difficiles à obtenir. Toute la chaîne n’est constituée.

L’État est le seul coupable. Les démarcheurs seuls complices. Les acquéreurs, certains têtus, acceptent de fermer les yeux et injecter des sous. D’autres sont arnaqués, trompés en achetant des domaines soit litigieux, soit réservés. Le pauvre peuple supporte les conséquences de cette anarchie rampante. Sous d’autres cieux, des responsables perdent leur poste.

À Bordj Bou-Arréridj, ils gardent leur place et s’il y a un changement, celui-ci préfère promettre : “On va prendre des dispositions.” Oui, toujours, le médecin après mort. Les enquêtes s’ouvrent pour se refermer la semaine qui suit.

Source : Liberté

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