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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Que se passe t-il vraiment à El Hadjar? Comme notre blog l'a déjà signalé, les correspondances des quotidiens doivent être prises avec des pincettes. Ce matin dans Le Soir d'Algérie, l'ennemi à abattre reste le député Tliba qui a voulu, en évinçant Maâtallah Chemseddine le directeur général du complexe, contrôler le gros budget de la réhabilitation du complexe. A propos de ce budget, dans El Watan c'est plutôt ce même directeur général  qui est placé au centre d'une "affaire aux relents d’un scandale", dans l'attribution d'une commande de gré à gré.

"Au nom des 5212"

"Hier, le complexe sidérurgique El Hadjar était véritablement en ébullition. Plus de 5.212 salariés étaient en appel devant les membres du comité de préparation des prochaines élections syndicales" annonce d'emblée le Soir d'Algerie .

5212. La précision du décompte de la foule surprend. Le chiffre est repris tout au long de l'article du Soir d'Algérie dont les cible sont le secrétaire général du syndicat d'entreprises déchu et "son cousin" le député Tliba accusé de vouloir prendre le contrôle des finances du complexe.

Les 5212 ont dit ça, les 5212 pensent ça ...  "la réaction des 5.212 salariés qui ne voulaient plus entendre parler de conseil syndical et surtout de Amouri". Ce n'est qu'au détour de la conclusion de l'article qu'on lit  "Ceux qui s’étaient déplacés en nombre important sur les 5 212 formant l’entreprise vers les différents ateliers pour répondre à l’appel de Kamel Fritah le SG de l’Union de wilaya UGTA de Annaba". Combien étaient-ils, en gros? Va savoir. Le lecteur est d'autant plus insatisfait que pas un seul salarié du complexe n'a été questionné par le journaliste.

"Les cadres dirigeants"

C'est d'un autre côté que regarde le correspondant d'El Watan. "Une affaire aux relents de scandale" est révélée par  le journal, affaire qui implique non pas Tliba mais son ennemi, le directeur du complexe Chemseddine Maâtallah. Sous le titre "Les cadres de Sider El Hadjar interpèle Yousfi" le correspondant évoque une commande signé de ce Dg "dont El Watan détient une copie". Il précise : "La dénonciation des cadres de Sider El Hadjar de cette transaction est motivée, selon eux, par les faibles finances de leur usine, sachant qu’elle intervient au moment où le complexe passe par une période de turbulences sociales et une perturbation de production". Sont-il venu voir El Watan tous ensemble, ces "cadres dirigeants", en délégation ou est-ce une  gorge profonde transformée en nom collectif.

Le journal conclut : " Au conflit syndico-syndical qui a failli faire exploser la paix sociale dans le complexe, devenu une arène pour la récupération politique, il faut ajouter les multiples casquettes de responsabilité de Maâtallah Chemseddine. En effet, ce dernier cumule à la fois les postes de président du conseil d’administration (PCA) de Sider El Hadjar et de Emirat Dzair Steel (EDS), une entreprise algéro-émiratie en phase de concrétisation au sein même du complexe El Hadjar."

    

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