Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Saoudi Abdelaziz

Polypropylène. DR

Polypropylène. DR

Dimanche 7 octobre. Patrick Pouyanné a d'abord signé avec Oul Kaddour le Pdg de Sonatrach un pacte d’actionnaires pour le projet pétrochimique commun à Arzew. Ce projet comprend une usine de déshydrogénation de propane et une unité de production de polypropylène d’une capacité de 550.000 tonnes par an. Sonatrach 51%, Total 49%. "L’idée est de valoriser le propane disponible localement en grande quantité en le transformant en polypropylène, un plastique dont la demande est en très forte croissance", expliquait en mai dernier la multinationale Total en annonçant cet investissement de 1,4 milliards de dollars à Arzew, avec Sonatrach.

Lundi 8 octobre. Le Pdg de Total a signé avec Amin Nasser, le PDG de Saudi Aramco "l'accord de développement conjoint des études d'ingénierie pour la construction d'un complexe pétrochimique géant à Jubail", dans l'est du pays. (Saudi Aramco : 62,5% et Total 37,5%). Les deux entreprises doivent encore prendre leur décision finale d'investissement pour environ 5 milliards de dollars, avec un démarrage prévu en 2024.

"Maximiser nos ressources en hydrocarbures et contribuer à positionner le Royaume en tant que hub pour la fabrication de produits chimiques, contribuant ainsi à la diversification économique". C'est pour Amin Nasser, l'intérêt du nouveau complexe reprenant presque mot pour mot les explication de son homologue algérien. Du côté de Total, le nouveau site s'inscrit dans la stratégie du groupe français, qui est de s'appuyer sur les grandes plateformes intégrant le raffinage (transformation du pétrole brut en carburant) et la pétrochimie (qui permet de produire des matières utilisées pour la fabrication des plastiques, cosmétiques, etc.).

Tout pour le plastique

La production en masse du polypropylène est source d'impacts environnementaux et de consommation de pétrole, ainsi que d'émission de gaz à effet de serre. Son impression ou certains additifs (fibres, ignifugeants) peuvent rendre son recyclage difficile ou impossible de manière rentable.

Mais "la demande de plastique est en très forte croissance" affirme Total. Argument fallacieux selon  Olivier Petitjean, qui a en vue le développement du gaz et pétrole de schiste, "l’envahissement actuel du monde par le plastique ne résulte pas tant d’une augmentation de la demande que d’une industrie pétrolière à la recherche de débouchés pour ses hydrocarbures. En retour, le bas prix du plastique décourage la recherche de solutions alternatives moins nocives ou même la production de plastique recyclé. Et comme les géants du pétrole continuent à annoncer de nouveaux investissements dans des projets pétrochimiques toujours plus démesurés, la tendance ne semble pas près de s’inverser."

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article