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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les usines de In Salah-Gaz polluent la nappe phréatique. Photo DR

Les usines de In Salah-Gaz polluent la nappe phréatique. Photo DR

Dans le sud du pays, une association alerte avec succès sur un scandale écologique perpétré par Sonatrach et ses deux partenaires British Petroleum et et Statoil.

En août dernier, par le biais du quotidien Liberté l’association Shams pour la protection et la préservation de l’environnement, la promotion des énergies propres et le développement durable dénonçait “la violation des traités et des conventions internationales liés à la protection de l’environnement”.

Selon Shams, cité par Liberté, l’eau extraite du traitement du gaz dans le cadre du projet In Salah-Gaz lancé par Sonatrach et ses deux partenaires British Petroleum et et Statoil, est déversée dans un puits, dit “poubelle”, foré à 25 km de la ville, à quelques encablures des forages d’eau potable alimentant la wilaya de Tamanrasset. L’injection se fait avec pression à une profondeur de 1 400 mètres, précise-t-on à l’association, non sans signaler le risque d’une éventuelle contamination des réserves d’eau non renouvelables et de la nappe phréatique.

Quel est le rôle de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) dans cette affaire?  C'est le black out. "Personne n’était disposé à fournir la moindre information" au journaliste.

Trois mois plus tard les choses ont évolué, le journaliste Rabah Kareche annonce ce matin : "L’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) a dépêché une commission d’experts à In Salah pour s’enquérir du problème signalé et vérifier la véracité des informations faisant état de dépassements enregistrés dans le champ gazier de Hassi Moumen, à 35 km d’Aïn Salah. Le premier constat des enquêteurs de l’ARH aura suffi pour prendre immédiatement la décision de geler toutes les activités liées à la gestion des déchets spéciaux dangereux qui, selon une source locale, se faisaient en violation des lois de la République, et pis encore, sans aucune autorisation délivrée par les autorités compétentes"

Qu'en pense l'association à l' origine de "l’alerte qui s’apparente à un scandale écologique de taille"?

Shams qualifie la démarche de l’ARH “de coup de théâtre” puisqu’elle n’obéit qu’aux instructions de ceux qui auraient cautionné l’adoption des procédés mondialement contestés dans le traitement et la déshydratation du gaz humide en faisant fi des mises en garde des experts.

L’association exige une commission d’enquête multisectorielle et dénonce “la complicité de l’ARH” dans ce crime contre l’environnement et l’humanité.

Conformément à la réglementation, la commission, devant être chapeautée par le ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, doit coordonner avec les ministères chargés de l’Industrie, de l’Énergie, de la Santé, de l’Agriculture, du Transport, du Commerce, des Collectivités locales, des Ressources en eau et de la Défense nationale.

Sans détour, le président de Shams exige l’application de la loi 01-19 du 12 décembre 2001, relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets spéciaux dangereux qui, par leurs constituants ou par les caractéristiques des matières nocives qu’ils contiennent, sont susceptibles de nuire à la santé publique et à l’environnement.

Il demande ainsi de faire un inventaire des quantités de déchets produits, particulièrement ceux présentant un caractère dangereux, afin de déterminer leur volume global en stocks provisoires et définitifs. “Ces déchets spéciaux ne peuvent être traités que dans des installations autorisées par le ministère de l’Environnement et non par l’ARH”, précise l’association.

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