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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le 7 octobre 2013, après le rachat par le groupe public Sider de la majorité des parts d'Arcelor-Mittal, Amara Benyounès pour le gouvernement et Sidi Saïd pour l'UGTA annoncent l'interdiction de  tout mouvement revendicatif. Cinq après, les travailleurs du complexe sidérurgique réussiront-ils à imposer la liberté de défendre de manière unitaire et démocratique leurs intérêts et leur outil de travail ?

C'est ce que semble espérer Wahida Bahri, qui suit depuis quelques années la situation au complexe sidérurgique pour L'Expression. Elle écrit ce matin "Ainsi, une nouvelle ère semble s'installer à Sider El Hadjar, après la dissolution du désormais ex-syndicat de l'entreprise d'El Hadjar et ses 29 sections. Une décision arrachée à main levée à Sidi Saïd, SG de l'Ugta, qui, face à la colère des métallos d'El Hadjar, n'a eu d'autre alternative que de céder et ordonner la dissolution du bureau syndical de Sider".

En 2013 le groupe public Sider venant de racheter à Mittal la majorité des actifs, "il n’y a plus aucune place donc pour les tergiversations et les conflits sociaux" annonce le ministre de l'Industrie Benyounès aux salariés réunis. Sidi Saïd présent au meeting confirme que "le mot grève devra être banni du lexique des métallurgistes d’Annaba".

Deux ans ans plus tard, en 2015, ce sont les services de sécurité du complexe qui appliquent l'interdiction en réprimant le mouvement revendicatif et son porte-parole. Avec l'aide du même Amouri, le syndicaliste de la paix sociale qui vient d'être destitué par Sidi Saïd.

Rappel de cet épisode.

Etat de siège à El Hadjar pour imposer le "pacte social"

20 août 2015

Dans la nuit de mardi à mercredi, Daoud Kechichi, le porte-parole choisi en assemblée générale a été expulsé de force du site sidérurgique par les vigiles, annonce ce matin le quotidien Liberté. Les sociétés de gardiennage deviennent les instruments principaux du contrat social qui fait stagner l'acier liquide à son niveau le plus bas, pendant que les produits fabriqués en Pologne par d'ArcelorMittal...Europe continuent de mettre à profit la vrai fausse renationalisation.

Hier dans le quotidien l'Expression Wahida Bahri rapportait : "Soutenu par des centaines de travailleurs du complexe sidérurgique d'El Hadjar, le porte-parole, Daoud Kechichi, a entamé hier, une grève de la faim, apprend-on auprès d'une dizaine de sidérurgistes qui ont pris attache avec notre quotidien". la journaliste cite les explication d'un syndicaliste : «Pour se défaire de ses engagements envers les sidérurgistes, la direction générale du complexe d'El Hadjar s'est mise à faire pression sur les travailleurs, les menaçant de sanctions, de mises à pied et de compression d'effectif afin de les obliger d'une part à, leur cause et, d'autre part refuser la représentativité de Kechichi». Wahida Bahri ajoute : "Par ailleurs, et au moment de la rédaction de l'article, nous apprenons que les deux syndicalistes respectifs de l'unité ArcelorMittal Pipes et tubes (Ampta) et le CP, comité de participation, Lotfi Fareh et Atil Abdelghani, sont toujours soumis à l'interdiction d'accès à l'usine". 

Le pacte social ne réussi pas à la production d'acier

Pendant ce temps Amouri Noureddine, destitué quelques jours plus tôt par les salariés a repris du service. Remis en selle par les "instances", il multiplie les interventions médiatique, où il annonce "comme par enchantement" le lancement du plan d'investissement global pour le 25 du mois!  

Dans Le Soir d'Algérie, A. Bouatta explique : "Nourredine Amouri est soutenu dans sa démarche par la Direction générale. Celle-ci persiste et signe dans sa volonté d’appliquer le pacte social signé au lendemain des dernières élections syndicales de juin 2014. On se rappelle qu’à l’instigation du SG de l’Union de Wilaya Ugta Tayeb Hmarnia également SG de l’organique à la centrale syndicale de Abdelmadjid Sidi-Saïd et d’un député de la chambre basse du Parlement de la wilaya de Annaba, Nourredine Amouri avait été désigné SG du conseil syndical AMA. Depuis, un calme relatif a caractérisé les activités du complexe soumis aux dispositions du pacte social dont celle interdisant tout mouvement revendicatif tel qu’édicté par la DG durant trois années. Cela n'a pas empêché la production de l'acier liquide de stagner à son niveau le plus bas".

Source : Algérie-infos

 

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