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Publié par Saoudi Abdelaziz

Des gros calibres de la presse quotidienne algérienne ont participé à un voyage d'études à Paris financé par le Quai d'Orsay, sans doute pour clarifier la position du pouvoir français à l'égard de l'Algérie, après les remous occasionnés par un ancien maître espion français. A la lecture des titres et compte rendus des journaux algérois, ce matin, il semble que l'argent des contribuables français a été utilisé à bon escient.

Mustapha Benfodil et ses "sources"

Comme au bled, les journalistes algériens semblent trouver normal que leurs interlocuteurs gardent l'anonymat.

"A en croire des sources diplomatiques françaises avec lesquelles nous avons échangé à Paris, en compagnie de nombreux confrères de la presse nationale dans le cadre d’un programme du ministère français des Affaires étrangères, la France n’a aucunement l’intention de peser sur le prochain scrutin". C'est ce rapporte Mustapha Benfodil dans son compte rendu dans El Watan intitulé : "Présidentielle de 2019: Paris plaide la «non-ingérence»

 «On ne soutient pas de mandat, comme on ne soutient pas de candidat. On ne prend de position sur aucune élection d’aucun pays étranger, fût-il aussi proche que l’Algérie. Cela relève (du choix) des Algériens», ont tenu à préciser nos sources."

"Et le bulletin de santé du président Bouteflika ne semble pas si déterminant à leurs yeux. «Pour nous, la question ne se pose pas en ces termes. C’est un choix algérien», arguent-elles.

«Ce qu’on souhaite, c’est que quelle que soit l’issue des élections, (...) la relation «s’approfondisse», espèrent nos interlocuteurs en insistant : «Il n’y a pas d’interrogation ou de spéculation sur l’avenir par rapport à l’impact que cela (la présidentielle, ndlr) peut avoir sur la relation franco-algérienne.»

Karim Kebir semble aussi rassuré.

"Pour cette source, il n’y a aucun rapport entre les déclarations de l’ex-ambassadeur et les autorités, notamment la présidence de la République". écrit le commentateur de Liberté qui titre : “Paris ne soutient ni mandat ni candidat”.

"C’est parce que, dans le prolongement des déclarations de Macron faites à Alger, Paris souhaitant “écrire une nouvelle page”, qu’elle semble se garder de froisser Alger et de s’impliquer dans des questions qui agitent la scène politique nationale, comme par exemple l’éventualité d’un cinquième mandat pour le président Bouteflika, au nom du sacro-saint principe de “non-ingérence”.

Pour notre source, Paris ne soutient “ni mandat ni candidat” et ne prend pas position pour un pays, même aussi proche que l’Algérie. Pour elle, c’est “l’affaire des Algériens”. Bien évidemment, on assure que la situation est suivie avec “intérêt”, mais il appartient aux Algériens, et à eux seuls, de définir la “préparation, les candidats et les programmes”.

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