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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Le Premier  ministre algérien avait réaffirmé à la chancelière allemande lors de sa dernière visite à Alger l'entière disponibilité des services algériens pour aider l'Etat allemand à favoriser le processus d'expulsion contre nos compatriotes sans papiers, protégés contre l'expulsion dès lors que leur identité algérienne  n'est pas prouvée. La "collaboration" des services algériens est de plus en plus engagée ces dernières années, car le nombre d'expulsions n' a cessé de grossir passant de 57 en 2014 à 504 en 2017. La même tendance exponentielle est observée pour les Tunisiens et les Marocains, grâce selon le ministère allemand de l'Intérieur  à l'«amélioration de la coopération avec ces pays». Le record va sans doute être battu en 2018, car, pour les seuls huit premiers mois de l'année, précédent la visite de Merkel, 400 algériens ont été expulsés.

Ci-joint un article publié par le blog lors de la visite d'Angela Merkel.

Complicité dans l'expulsion de nos compatriotes. L'honneur perdu des décideurs algériens!

Le 19 septembre 2018

L'establishment politico médiatique, Premier ministre en tête, salue le fait que l'Algérie est qualifié de "pays sûr" par Mme Merkel. En fait, le gouvernement allemand a besoin de cette qualification pour refuser les demandes d'asile. Les Sénateurs (notamment les Verts, la Gauche, etc) majoritairement hostiles aux expulsion refusaient jusqu'ici cette qualification de pays sûr. Mme Merkel ne l'a obtenu du Sénat que récemment en mettant à profit le  climat politique créé par la remontée xénophobe actuelle et notamment grâce à l'opération médiatique spéciale sur le "terrorisme sexuel".

Tout en s'engageant à livrer aux expulseurs allemands les milliers de compatriotes (*),  le Premier ministre algérien bombe le torse. Il a obtenu une victoire historique : pas de charters sur Luftansa mais des places individuelles ou par petits groupes (!) dans les avions réguliers et pourquoi pas sur Air Algérie qui pourra ainsi prendre sa part du marché des expulsions forcées.

Le quotidien Reporters renchérit ce matin avec le nif que l'on retrouve un peu partout et qui sert à cacher l'abandon national à l'égard de compatriotes exilés : "L’accord d’Alger de coopérer avec Berlin sur la question des migrants est ressenti comme une évolution importante de la position algérienne. En effet, dans le passé, l’Algérie avait refusé de coopérer avec l’Allemagne sur cette question notamment sur ce qui concerne le refoulement des Algériens en situation irrégulière par des vols spéciaux de la compagnie allemande de transport aérien Lufthansa. Pour Alger, il était hors de question d’accepter une telle procédure qui donne une mauvaise image de l’Algérie ainsi qu’aux migrants eux-mêmes".

(*) Contre les Algériens sans papiers, le gouvernement se met au service des autorités allemandes

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