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Publié par Saoudi Abdelaziz

12 avril 2011: à Alger, des milliers d'étudiants protestent contre la dévalorisation de leurs diplômes. Photo DR

12 avril 2011: à Alger, des milliers d'étudiants protestent contre la dévalorisation de leurs diplômes. Photo DR

 

"On se rappelle du printemps étudiant de 2011 en Algérie. Un puissant mouvement unitaire pour la rénovation des universités s'est affirmé, à travers des coordinations activant à l'écart des organisations contrôlées par les services et autres officines. Ce mouvement étudiant a culminé avec les grandes manifestations d'avril 2011, d'abord à Boumerdès le 5, puis dans les rues de la capitale le 12 avril. Ils refusaient la dévalorisation de leurs diplômes. Depuis, les services et les officines semblent avoir repris l'offensive pour atomiser le mouvement et le vider de son contenu démocratique". C'est ce que nous écrivions en février 2014. ( Le pouvoir a-t-il neutralisé le printemps étudiant? .)

 

Les deux articles ci-après publiés en octobre 2018 décrivent la manière dont le régime empêche l'émergence du mouvement syndical étudiant autour de revendications communes. La mobilisation unitaire est sabotée par l'atomisation en une dizaine d'organisations contrôlées par le Système, et rivalisant dans la pratique du passe-droits. Un enseignant excédé s'exclame : "Tous ces « faux » diplômés resteront redevables au système. Il trouvera bien le moment pour les utiliser ... comme député, militant ou probablement haut responsable quelque part!"

 

Malaise à l’université de Boumerdès

Par Ben Brahim, 3 octobre 2018

Un mois après l’annonce officielle de la rentrée universitaire de cette année que l’année pédagogique semble déjà compromise. Comme à l’accoutumé une poignée d’étudiants en situation d’échecs recourent aux fermetures des accès de l’université pour contraindre l’administration de celle-ci à reconsidérer leurs cas.

Non pas qu’ils ont été victimes d’erreurs et qu’ils demandent de rectifier mais, malgré leurs faibles résultats, osent exiger de passer au niveau supérieur ou avoir le diplôme en se jugeant eux mêmes avoir ce mérite.

Cette pratique chez certains étudiants n’est pas nouvelle et elle se perpétuée d’année en année et devient, dans leur tête, une revendication tout à fait naturelle . Elle a prouvé, à chaque occasion, son efficacité puisque les étudiants contestataires arrivent à avoir gain de cause. On pousse les uns pour « monter » et on « ment » à d’autres en leur faisant croire que finalement ils méritent leur diplômes. Alors, les portes s’ouvrent et les cours reprennent normalement mais par pour très longtemps.. A La prochaine période des examens c’est le retour à la case de départ.

Pourquoi une telle situation perdure ? Pourquoi, après tant d’années , l’université de Boumerdès continue à vivre cette même situation ? Pourquoi les responsables du ministère de tutelle n’ont pas trouvé une solution ? Pourquoi les responsables de l’université de Boumerdès semblent dépassés par la situation ? Pourquoi l’ensemble des enseignants ne se sentent pas concernés par ces problèmes qui les empêchent d’exercer leur métier ?

La réponse à ces questions me disait un collègue est simple. Pourquoi veux-tu qu’ils résolvent ces problèmes ? Ils n’ont aucun intérêt. L’université n’a plus ce rôle de moteur dans le développement socio-économique, car depuis les années 80, on l’a déconnectée. Aujourd’hui c’est une crèche pour « grands enfants » ! Tous ces « faux » diplômés resteront redevables au système. Il trouvera bien le moment pour les utiliser ... comme député, militant ou probablement haut responsable quelque part !!!

Sa réponse n’explique pas tout. Mais considérons là, simplement, comme une première tentative pour essayer de comprendre.

Source : Raïna-dz

Diktat et passe-droits sont imposés par les organisations estudiantines dans les campus

Par Ahmed Rouadjia*, 7 octobre 2018

 

Quiconque suit de près, au quotidien,  la vie dans les campus des universités, ne manque pas d’être surpris par le diktat que certaines organisations estudiantines s’évertuent à imposer  aux recteurs des universités, et dont certains, se complaisent bien dans cette situation pour le moins paradoxale.

Les leaders de ces organisations, notamment l’UGEL (l’Union générale des étudiants libres), d’obédience MSP, ex-Hamas, s’ingèrent en permanence dans la gestion de l’université, et s’efforcent  même de doubler le pouvoir des recteurs en essayant d’infléchir leur conduite dans le sens qu’ils désirent. En vérité, il y aurait non pas une seule UGEL, mais dont deux au moins une serait, comme par miracle, devenue patriote et pro-gouvernementale ; c’est le cas de l’aile représentée par la tendance Ghoul, et dont le jeune Ilyas Ghadbane qui fait partie du bureau national de cette mouvance, se présente comme étant l’animateur et le porte-parole autorisé de cette dernière au niveau du campus de M’sila.

A la question  de savoir comment se positionne-t-il par rapport à cette nébuleuse syndicale aux dénominations diverses ? », Liès me répond littéralement en ces termes cocasses : « ahnâ M’âa al wagef ! » (nous sommes avec celui qui est debout), et donc « vous êtes aussi avec illî waggaf ?» ( avec celui qui bande), lui répondis-je. « Ah ! oui, c’est bien ça.. » me répond-t-il avec un brin d’humour.

Sous le vocable d’al Wagef, le jeune Ilyas Ghadbane  sous- entend le gouvernement. Autrement dit, l’aile UGEL dont il assure être le représentant de la section locale, aurait répudié l’idéologie du MSP pour épouser celle du nationalisme gouvernemental mi- islamique, mi laïque, tel qu’il est vécu et pratiqué par Amar Ghoul, devenu plusieurs fois ministre à la faveur de sa position d’islamiste « modérée ».

Imbu de l’idéologie du Hamas, première version du MSP, Amar Ghoul est incontestablement un homme intelligent qui sait exploiter les divers registres politiques à son profit et troquer une idéologie pseudo-islamiste contre une idéologie pseudo démocratique ou libérale. Il est, pour ces jeunes de l’UGEL convertis in extremis à l’idéologie du nationalisme vainqueur et debout (wagef), le modèle de la réussite et de l’ascension spectaculaire. Chacun rêve de suivre ses brisées, d’imiter ses paroles et ses actes.

Se ranger , en Algérie, du côté  de « al Wagef » ( qui est debout), est bien plus important que les principes, les valeurs éthiques et morales. Seul compte l’intérêt personnel. Amar Ghoul est l’une des incarnations vivantes de cette approche opportuniste, et qui fait des émules parmi les jeunes adhérents de l’UGEL. Ghoul est l’icône de ces jeunes qui rêve de réussite. Or, le gouvernement est ce champ du possible, ce lieu propice à la promotion et à l’ascension sociale et politique.

L’exemple Ghoul excite l’imagination de ces jeunes, qui rêvent de l’imiter :  élu député  à la première élection à l’Assemblée populaire nationale  en 1997, il devient ministre de la pêche de 1999 à 2002 ; en 2002 et 2012 il est  député à l’Assemblée populaire nationale sous l’étiquette MSP, mais ne siègera pas ; il est ministre des Travaux publics en 2002 ; en 2012 il quittera le MSP pour fonder  le Rassemblement de l’Espoir de l’Algérie ( TAJ).

En septembre 2013, Ghoul devient Ministre des Transports ; en mai 2014 il est ministre de l’Aménagement du Territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, poste qu’il ne quittera que   pour celui de sénateur en juin 3016 en remplacement de Mostafa Cheloufi. Fidèle indéfectible du président Abdelaziz Bouteflika, Ghoul aura fait partie des quatorze gouvernements qui se sont succédé depuis 1999, date à laquelle Bouteflika a accédé à la magistrature suprême. Un record de longévité sans précédent…

Le jeune Ilyas Ghadbane  est complètement acquis à la cause de Ghoul. Il dit : «Nous sommes sortis de l’UGEL  MSP de Makri, qui est devenu minoritaire. Il compte à peine trente adhérents. » Et pour compenser leur infériorité numérique et leur représentativité, Makri et ses partisans auraient  donné consigne à leur progéniture d’adhérer à leur mouvement. Ils puiseraient également leur manque à gagner en termes numériques des scouts qu’ils tenteraient d’attirer vers eux… « Ils revendiquent la représentativité syndicale, mais ils ne représentent  en vérité rien du tout. La tendance Makri ne dispose que de quatre sections au niveau national, et n’a pas obtenu l’agrément, contrairement à la tendance Ghoul… » assure Ilyas Ghadbane .

Des luttes intestines entre tendances et chapelles

Les luttes internes au sein de l’UGEL remontent à 2014, mais la scission de cette dernière en deux  chapelles rivales n’est apparue au grand jour qu’en 2016 lorsque le bureau exécutif national de l’Ugel de cette organisation syndicale liée depuis vingt huit au MSP, s’est empressé de dénoncer publiquement  « les agissements » de ce même parti qu’elle accuse d’ingérence « dans les affaires internes de l’organisation avec la complicité de certaines parties au sein du ministère de l’Enseignement supérieur.» Le  leader de ce parti Abderrezak Makri, et surtout Samir Ansal, membre du Majliss Echoura du MSP, sont violemment dénoncés comme auteurs « de faux et d’usage de faux », et lesquels auraient essayé de torpiller la tenue de l’université d’été de l’UGEL, autorisée pourtant par le Ministère de l’Intérieur. Le communiqué rendu public par le bureau exécutif national  de l’UGEL en juillet 2016 accuse “certaines parties connues [ du MSP]  tentent de semer la zizanie et d’entraver” le déroulement normal de l’université d’été…La même tendance syndicale « sortie » alors  du MSP désigne d’un doigt accusateur les responsables de l’Office national des œuvres universitaires de faire preuve de partialité et d’interférence dans la  vie interne de l’organisation traversée qu’elle est d’âpres conflits internes.

Les différentes dénominations des organisations estudiantines présentes dans les campus

Il n’ y a pas que l’UGEL qui s’active dans les différents campus. D’autres organisations y sont présentes et prétendent toutes défendre les intérêts des étudiants. J’ai pu en dénombrer huit dont voici les dénominations : ONEA (l’Organisation nationale des étudiants algériens); SNE (le Syndicat national des étudiants); UGEA (l’Union générale des étudiants algériens) ; LNEA  (la Ligue nationale des étudiants algériens ) ; AREN ( l’Alliance pour le renouveau estudiantin national ); ONSE  (ll’Organisation nationale pour la solidarité estudiantine), et enfin UGEL (l’Union générale des étudiants libres) ; Rassemblement des étudiants Libres (REA). Toutes ces organisations dites étudiantes ne sont en vérité que de simples appendices ou satellites des partis politiques qui s’en servent selon leurs objectifs stratégiques.

Outre l’UGEL dont il a été question plus haut et dont la filiation des deux ailes rivales avec le MSP est bien établie, il y a l’UNEA qui revendique son appartenance au FLN et dont le leader n’est d’autre qu’Abdellatif Boudiaf, alias Ben Laden (à cause de la barbe bien fournie dont il est flanqué). Ce Ben Laden était, avant de se propulser vers les grandes hauteurs de la politique en devenant le bras droit d'Amar Saâdani, adversaire invétéré de Belkhadem, le chef de la section locale de l’UGEL de l’université de M’sila. Proche de l’ex-recteur de cet établissement, le fameux et inénarrable Slimane Berhoumi, Abdellatif Boudiaf se présente comme un nationaliste pur et dur, version FLN news, et dont il reprend le discours patriotique à son compte comme pour se donner une légitimité. Lors de la tenue de l’université d’été qui a eu lieu du 22 au 29 juillet  2018 à Mostaganem, Abdellatif Boudiaf n’a pas manqué de prendre la posture d’un chef historique en exhortant, dans son allocution d’ouverture, les étudiants à «assumer leurs responsabilités envers la patrie, à l’instar de leurs prédécesseurs durant la guerre de Libération nationale »

L’UGEA du RND et l’Union pour la démocratie et la République (MNTA) d’Amara Benyounès  sont également actifs dans les campus, de même que le REA. Le trait commun, en effet, de toutes ces organisations syndicales, c’est d’être non seulement les relais  idéologiques des partis desquels elles dépendent, mais aussi les agitateurs qui visent par leur agitation intermittente à faire plier à leur volonté l’administration de l’université afin que celle-ci leur accorde certains « privilèges » interdits à la masse des étudiants qu’ils prétendent défendre ou représenter.

Quelques présidents de nos universités, parce que pusillanimes ou intéressés, se laissent volontiers  guider par ces petits leaders incultes, flagorneurs, et obséquieux, mais si rusés et si intéressés, cependant, qu’ils finissent le plus souvent à obtenir ce dont ils cherchent : attribution de notes de TD et de TP en faveur de leurs « amis » ou connaissances, même nuls ; dispense d’assister  à ces TD avec l’assurance que les absentéistes ne seront ni privés de notes ni exclus de l’établissement ; transferts d’amis et d’alliés idéologiques des universités du Sud incandescent  vers le Nord réputé « frais », et « prestigieux » ; interférence dans la gestion des œuvres universitaires, obtention auprès de celles-ci maintes prestations de faveur ( repas copieux, services divers…).

Les passe-droits

Faire recruter leurs proches à des emplois, exercer des pressions sur les commissions du recrutement pour qu’elles exaucent leur vœux, faire jouer à fond la carte « syndicale », que l’on agite comme une sorte d’épouvantail aux fins de faire plier la volonté des récalcitrants éventuels à leurs désirs, puis intervenir auprès des CFD ( Comités de formation doctorales) pour que ceux-ci se « débrouillent » pour faire réussir le concours à leurs amis ou affidés, telles sont, en outre, les méthodes utilisées par  ces organisations estudiantines aux revendications exorbitantes. Ces leaders désignés par les partis auxquels ils sont inféodés ou auto- proclamés ont terminé ou abandonné leurs études en chemin depuis bien longtemps, mais qui continuent cependant à revendiquer l’étiquette d’étudiant ainsi que le statut du leadership.

L’immunité

Après le diktat, vient l’immunité. En effet, ces organisations bénéficient de facto et presque de jure d’une immunité quasi absolue, puisqu’elles se comportent dans le campus comme si elles étaient dans une chasse-gardée. Elles peuvent, quand ça leur prend, ou lorsque leur demandes ne sont pas immédiatement satisfaites, de fermer tous les accès au rectorat, de rameuter leurs fidèles et de procéder à une démonstration de force pour déstabiliser  le recteur et ses collaborateurs en les obligeant à céder à leurs exigences.

Parmi les huit organisations aux couleurs politiques bariolées que j’ai pu inventorier et qui essaient de faire main-basse sur les divers campus du pays, c’est bien l’UGEL qui s’est scindée en deux fractions rivales, mais toutes deux gagnées à la cause du MSP (Mouvement de la Société pour la Paix), issu de l’ex-Hamas (Mouvement de la Société Islamique) fondé par Mahfoud Nahnah en 1990, et dont le flambeau a été repris, après la mort de ce  dernier en 2003 par Abou Djerra Soltani et Abderrazak Makri, qui se disputent depuis le contrôle du MSP et de ses organisations satellites , telles les deux UGEL. Celle-ci, notamment l’aile dirigée par Salaheddine Douadji qui dénie au chef de la fraction adverse, Samir Ansal ,de représenter l’UGEL, compte parmi les plus actives  des organisations présentes sur les divers campus. La tendance Ghoul a beau protester d’être « indépendante » et nationaliste à l’image du FLN, nulle ne la croit.

Dans le campus, ces organisations  se sentent « chez soi » ; elles peuvent agir à leur guise et elles n’ont peur de rien ni de personne. Elles se sentent protégées et comme « immunisées » contre  toute atteinte, mesures disciplinaires, sanctions ou blâmes. Elles inspirent, dans certains campus, appréhensions et craintes. L’on se demande parfois si ces organisations ne bénéficient en haut lieu  de quelque « protection » ou garantie pour agir à leur guise en se permettant de défier l’autorité des chefs des établissements.

Le dialogue prêché par la tutelle : improductif et dangereux..

La tutelle recommande vivement aux chefs d’établissements d’essayer de résoudre les conflits et contenir les protestations et les sit-in qui pourraient se produire ça et là par « le dialogue » et la « concertation ». Or, les organisations syndicales interprètent cette main tendue par la tutelle sinon comme une faiblesse, du moins comme un laxisme, et elles en profitent pour exiger plus de  services indus ( recrutements, notes, dispenses…).La carte syndicale est exploitée à fond par ces petits leaders intéressés et s’en servent comme un moyen d’«entrée» auprès du recteur et des autorités locales. Elle est maniée comme un instrument de pression et de chantage, et souvent cet usage abusif leur réussit bien. Selon nos sources, certains leaders monnayaient il y a peu les transferts d’étudiants  du sud vers le nord, et le prix de ce transfert est évalué entre 5 0 000 et 100 000 DA. Mais depuis l’introduction de la plate-forme numérique Progress il y a environ deux ans, ces pratiques corrompues et corruptrices ont heureusement diminuées de manière notable, selon nos sources.

De drôles  de leaders syndicaux  estudiantins

Le plus grave, et le plus risible, ce sont ces chefs qui ne sont plus étudiants depuis belle lurette mais qui continuent contre toute logique à présider des organisations estudiantines au niveau des campus. Certains d’entre eux travaillent comme fonctionnaires ou salariés, d’autres au chômage, mais tous se proclament leaders d’une organisation estudiantine…Il y aurait même des cadres ou des ouvriers du chemin de fer qui présideraient des organisations syndicales estudiantines ! Une enquête approfondie auprès de ces leaders ne manquerait pas de dévoiler des faits insoupçonnables… La question qui se pose est de savoir qui accorde agrément à de tels faux étudiants pour devenir chefs d’organisations estudiantines ? Seul le Ministère de l’Intérieur est habilité à accorder de telles autorisations, et l’on se demande comment il a échappé à la vigilance du bureau de la Réglementation de cette  institution l’intrusion de ces faux leaders au sein de nos campus ? la question reste posée. Mais une autre se pose à propos du MESRS : pourquoi ce département n’a-t-il pas essayé d’assainir ou de mettre de l’ordre dans cette activité syndicale désordonnée, et parfois même, hors-la-loi ?

Lorsque des étudiants ou des membres du personnel ouvriers et enseignants sont aspergés, comme cela s’est produit à l’université de Batna 1 le jeudi 27 septembre, à coups de bombes lacrymogènes, ne constitue-t-il pas tout cela un acte attentatoire à l’Etat ? C’est que les voyous ne sont pas toujours ceux qui viennent   du dehors, des quartiers populaires, mais du dedans : des étudiants syndiqués ! Les mêmes actes de violence sont signalés ailleurs, notamment à Khemis Miliana , et leurs auteurs sont parfois des étudiants appartenant aux organisations syndicales déjà citées…

N’est-il pas temps de mettre une sourdine à ces activités anarchiques qui sont souvent la source d’actes hors-la-loi ? Au nom du « dialogue » et de la « concertation », on en est arrivé au point où les recteurs et les doyens s’inclinent devant les demandes exorbitantes des petits leaders syndicaux pétris de prétentions vaniteuses et d’orgueils déplacés

 Source : Le Matin d'Algérie

(*) Ahmed Rouadjia est professeur d’histoire et de sociologie politique.

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