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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les télés publiques ou privées sont carrément fermées aux activités, aux analyses et propositions des partis de l'opposition. Les contacts directs (meetings et autres) des partis avec la population sont en général empêchés par l'Etat d'urgence-bis illégitime. Seules informations disponibles : les compte-rendu sans lendemains, souvent spectaculaires-caricaturaux des journaux écrits et des sites dits "indépendants". Les médias sociaux ne font souvent qu'embrouiller les choses. Les partis semblent s'en satisfaire actuellement, craignant peut-être la confrontation avec les forces de sécurité chargées illégitimement de verrouiller l'espace public au seul bénéfice des partis participants du pouvoir? Jusqu'à quand?

Quelques extraits de prises positions de partis rendues publique ce matin.

Talaie El Houria : "le pouvoir empêche d'aller à la rencontre des citoyens"

Dans un communiqué rendu public à l’issue d’une réunion de son bureau politique tenue au siège du parti à Alger, Talaie El-Houriat a dénoncé “les atteintes au droit de manifester pacifiquement et à la liberté d’expression”.

Il condamne le recours des autorités à des moyens et méthodes “peu honorables pour empêcher le rassemblement pacifique que se proposait d’organiser le mouvement Mouwatana (…)”. “L’attitude du pouvoir politique donne la preuve que dans la réalité, l’État d’urgence est toujours en vigueur, malgré sa levée officielle, et que les marches et rassemblements sont interdits non seulement dans la capitale, mais dans tout le pays”, relève le parti d’Ali Benflis. “Les autorités ne lésinent pas sur les moyens pour empêcher l'opposition de s'exprimer. Dans sa détermination à faire taire les voix discordantes, le pouvoir politique ne s’embarrasse plus des formes vis-à-vis de l’opinion publique. Le pouvoir politique est décidé à empêcher l’opposition d’aller à la rencontre du citoyen pour lui présenter d’autres alternatives pacifiques que la démarche autoritaire du pouvoir qui charrie le risque de dérapages préjudiciables à la stabilité et à la sécurité du pays, et à la cohésion de la nation”, ajoute le texte. “Cette attitude liberticide du pouvoir politique en place illustre sa conception dénaturée du multipartisme avec une opposition sous surveillance, cloîtrée dans un espace délimité par des lignes rouges, qui se rétrécit de jour en jour”, observe-t-il encore.

RCD. "Pas de diversion, d'abord les programmes"

«J’avais dit, il y a deux ans, que la présidentielle doit avoir lieu sur la base de programmes. Mais jusqu’à maintenant, on ne voit rien venir. Rien n’est clair» affirme Mohcine Belabbas, président du RCD.  Selon lui, «la présidence à vie est une constante en Algérie». «Aucun des Présidents qui ont défilé à la tête de l’Etat depuis l’indépendance n’a intégré l’idée de l’alternance au pouvoir dans ses projections.

Le premier a été délogé par un coup d’Etat, le second est mort d’une ‘‘maladie’’ alors qu’il était encore au pouvoir et le troisième a été contraint à démissionner par des cercles du régime. Seul Zeroual a quitté le pouvoir, car il avait révisé la Constitution qui a limité les mandats présidentiels à deux», explique-t-il.

Le président du RCD est revenu sur les initiatives lancées par des partis politiques de l’opposition qu’il qualifie de «diversion». «Il est grand temps que les partis politiques reviennent au principe de base qui est la lutte permanente sur le terrain. Les compétitions politiques doivent se faire sur la base de programmes. Les partis doivent se renforcer en élargissant leurs bases militantes. Il ne peut pas y avoir un consensus de tous les partis sur toutes les questions nationales», souligne-t-il.

FFS : "mobilisation citoyenne, ultime recours"

Abordant la situation qui prévaut actuellement dans le pays, Hadj Djilali premier secrétaire du FFS parle d’incertitudes et du flou qui plane sur l’avenir politique, économique et social amplifiant ainsi la crise que traverse le pays, la détérioration du pouvoir d’achat du citoyen, et un niveau de vie difficile pour les Algériens causé par la mauvaise gestion et la mauvaise gouvernance, et la répartition inégale des richesses, ce qui a causé une contestation populaire dans tous les coins du pays. La responsabilité de cette dangereuse situation incombe, selon le FFS, au pouvoir, car elle découle de sa gestion autoritaire, unilatérale, non participative et non consensuelle, ce qui approfondit les injustices, la hogra et le mépris. «Nous assistons à la dégradation de la situation dans différents secteurs, l’éducation, l’université, la santé, qui ne répondent pas aux besoins des citoyens, et n’offrent pas les conditions d’une vie décente.

Le FFS centre son projet sur la mobilisation citoyenne, ultime recours pour établir un rapport de force et contraindre le régime à un dialogue politique pour changer le système actuel. L’enjeu, pour le plus vieux parti de l’opposition, est d’élever la conscience politique et sociale de toutes les franges de la société afin d’arriver à construire le consensus national.

«C’est cette conscientisation de masse qui permettra d’imposer au pouvoir la reconstruction d’un consensus national qui mettra fin à un régime de non-droit, antidémocratique et antisocial et assurera l’avènement d’une deuxième République», tranche Hadj Djilani.

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