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Publié par Saoudi Abdelaziz

"Un savoir-faire considérable en technique de forage en Algérie et en dehors de ses frontières". Photo DR

"Un savoir-faire considérable en technique de forage en Algérie et en dehors de ses frontières". Photo DR

5 septembre 2018

Avant la restructuration de Sonatrach (1)au début des années 80 qui s’est avérée plus tard un désastre économique, l’activité forage était assurée par une de ses Direction des Services Pétroliers, limitée plus tard aux travaux pétroliers.

Une fois restructurée, la société mère est « revenue » à son métier de base, la recherche, la production, le transport,  et la commercialisation des hydrocarbures. La transformation, les travaux et les services pétroliers ont été érigés en sociétés autonomes soumis à une concurrence tout à fait déloyale des multinationales présentes en Algérie comme Schlumberger dans ses activités leggins et Dowell dans les services aux puits dont la cimentation, PGAC, Weatherford oil Tool, Christensen, Haliburton etc.

La transformation qui est une activité statutaire, a été aussi essaimée en société à part. Pour l’activité forage dont il est question, deux entreprises l’assuraient amplement en Algérie même en période d’activité intense. Il s’agit  l’entreprise nationale des travaux puits (ENTP), et l’Algérienne de forage (ALFOR) créée par décret N° 81-170 du 1er août 1981. Elle est issue de la dissolution d’ALFOR, société mixte, créée en 1966 entre Sonatrach et Sedco (USA).

Les premiers foreurs, formés en Algérie de grade technicien supérieur ont quitté les bancs du Centre africain des hydrocarbures et de textile (CAHT) le 30 juillet 1968 pour être directement affectés sur chantier. Depuis, les promotions de foreurs sortent au rythme moyen d’une cinquantaine par an des différents centres : CAHT devenu INH, centre de formation d’Alfor, l’Iap Hassi Messaoud, Dar El Beida et Boumerdes toutes injectées dans l’activité forage sans compter l’effet secondaire de cette restructuration qui a dégagé un sureffectif en géologues, géophysiciens, et mécaniciens de chantiers, reconvertis dans le drilling, réputée dure et pénible caractérisé par un fort turn over.

Tout ce beau monde qui n’a débuté sa retraite qu’il y a à peine une décennie a capitalisé et consolidé un savoir-faire considérable en technique de forage en Algérie et en dehors de ses frontières.

Pour rappel l’appareil SH183 du type Oil Well 840 E  a fait partie de la mission qui a foré en Tanzanie dans l’île de la Maffia dite la perle de Zanzibar dans des conditions extrêmement difficiles : pluie quotidienne, présence d’animaux sauvages, exposition à une maladie dangereuse, la malaria, etc. En dépit de cela, ses équipes ont donné des performances et un rendement supérieurs aux équipes américaines présentes sur les lieux. Ces sociétés filialisées par la suite ont réalisé juste avant l’arrivée du PDG actuel, 94 forages d’exploration sur les 106 effectués.

Grâce à ses 154 filiales, le groupe Sonatrach est le seul en Afrique à développer des activités depuis l’exploration pétrolière jusqu’à la pompe à essence, a relevé une étude de l’Institut français de relations internationales (IFRI), soulignant qu’elle doit faire face à des défis importants a condition de maintenir ce cap. Les dernières sociétés étrangères d’assistance technique dans ce domaine ont cédé les freins des treuils des appareils de forage aux équipes algériennes fin 70. On cite entre autres, la française Total, la canadienne Bawden drilling et l’américaine Westburne.

Bradages

En 2018, Abdelmoumen Ould Kaddour (2), sans aucun diagnostic crédible, marginalise toute cette expérience acquise pour renouer avec ce qu’il appelle « l’expertise étrangère en matière d’assistance technique dans les opérations forage. »       

Est-ce bien raisonnable ? Pourquoi ce processus accéléré de "désalgérianisation" de Sonatrach ? Y aurait-il un pilote dans l’avion ?

Source : Le Matin

NOTES

(1) Pourquoi le projet SH2030 de Sonatrach ne sera qu’un effort vain

 (2) Les diplômes fantômes et le CV lourd du sieur Ould Kaddour !

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