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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le café presse politique de RadioM fait sa rentrée avec au menu des sujets déjà ultra-médiatisés, d'"une actualité bien chargée". La plupart des journalistes invités rivalisent dans de nouveaux records de  spéléologie intuitive dans les rouages ténébreux du système. Le journalisme algérien reste un journalisme de commentaire. Une manière de suppléer à l'absence de véritables investigations journalistiques algériennes autonomes. On note l'expectative de Saïd Djaafar et Akram Kharief face aux fulgurances virtuoses des confrères.

Mais il y a toujours quelque chose de bon à prendre dans le CCP...

Le CPP enquête au paradis de Khelil et dans l’enfer de Bajolet (vidéo)

Par Maghreb Emergent, 28 septembre 2018

Le talk hebdomadaire de RadioM a poussé au plus loin les questions qu’ouvrent le brulot de l’ancien ambassadeur de France à Alger, la semaine ou les pots de vins de Saipem déclenchent des condamnations d’Algériens.

Le café presse politique est en grande forme. Le mérite à l’actualité toute en rebondissements d’une semaine à l’autre. Quelle mouche a donc piqué Bernard Bajolet ancien ambassadeur de France à Alger qui a beaucoup balancé sur le régime Bouteflika dans 10 pages consacrés son séjour en l’Algérie dans son livre en cours de parution. Les relations entre Alger et Paris n’avaient pas besoin de ce brulot.

La capacité du président Bouteflika est elle encore plus faible que ce que les journalistes en savent ? C’est sans doute un des messages à retenir de ce que veux dire l’ancien chef de la DGSE. Les récentes fuites sur la rencontre à Zeralda entre Bouteflika et Merkel aggravent le trait. Le président algérien est dans l’incapacité de se faire comprendre lorsqu’il tente de parler. Le problème de sa « portabilité » pour un cinquième mandat ne peut pas être balayé d’un revers de la main par ceux qui font la promotion de ce scenario insensé.

Chakib Khelil a t’il travaillé pour lui même dans l’immense pot de vins Saipem, ou a t’il tenté de réunir un trésor de guerre pour le clan présidentiel tout en se sucrant un peu au passage? C’est cette hypothèse audacieuse de Abed Charef qui a fait l’objet du débat dans la seconde partie du CPP, aiguillonnée par la sortie de Bajolet sur « la corruption qui a touché la famille du président ».

Que reste t’il vraiment de la supposée opération « mains propres » conduite dans les hauts rangs des services de sécurité (DGSN, Gendarmerie, ANP) si Chakib Khelil reste intouchable après la sentence de Milan ? Ces intermédiaires en affaires, Farid Bedjaoui et Omar Habour, véritable fondé de pouvoir de la galaxie affairiste politico-tlemcenienne, sont reconnus comme ayant touché des pots de vins de Saipem. Jusqu’au les 197 millions d’euros obtenus grâce à Chakib Khelil (c’est le sens de la condamnation de Farid Bedjaoui) ont il servi la famille de l’ancien ministre de l’énergie et pas le clan présidentiel dans sa quête de consolider une présidence à vie ? Le CPP en parle. Librement et avec professionnalisme.

Source : Maghreb Emergent

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