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Publié par Saoudi Abdelaziz

Bidonvilles longeant l'oued Béni Azza où le vibrion aurait prospéré. Photo DR

Bidonvilles longeant l'oued Béni Azza où le vibrion aurait prospéré. Photo DR

Des bidonvilles insalubres se sont installées le long de l'oued Béni Azza autour des centres de transit où les autorité avaient parqué "provisoirement" dans les années 80, les habitants victimes de l'incendie qui avait ravagé entièrement leurs maison. "Depuis, les familles sont restées dans cette situation alors que des promesses pour leur attribuer des logements sont restées vaines".
 

BLIDA. Sit-in des habitants des bidonvilles de la cité Béni Azza

Par Mohamed Belarbi, 11 septembre 2018

Les habitants des bidonvilles qui longent l’oued Béni Azza, , lequel oued, dit-on, serait la source d’où s’est propagé le vibrion du choléra, ont renouvelé leur protestation aux fins d’être logés dans de meilleures conditions. A cet effet, ils ont observé hier un sit-in devant le siège de la wilaya, réclamant ainsi qu’ils soient déménagés de ce lieu vers une cité plus décente.

Ce mouvement de protestation a coïncidé, faut-il le dire, avec la venue à Blida de la commission de la santé du parlement pour l’inspection des travaux de nettoiement de l’oued Béni Azza, de l’hôpital de Boufarik ainsi que du centre d’épuration de Béni Mered et de celui d’enfouissement technique de Aïn Romana entre autres.

C’est de ce fait que les protestataires ont saisi l’opportunité de la venue des députés pour leur faire découvrir la situation dans laquelle ils vivent, surtout, affirment-ils, qu’ils n’ont fait l’objet d’aucun intérêt de la part des responsables concernés alors que, ajoutent-ils, ils sont menacés par toutes les épidémies que provoquent l’insalubrité de l’endroit et plus particulièrement le choléra qui, selon un communiqué du ministère de la santé, se serait propagé de cet endroit précis. Mis devant le fait accompli, ces habitants n’ont trouvé de solution que de manifester de manière pacifique afin de faire entendre leurs voix et tirer la sonnette d’alarme sur le risque de maladies qu’ils encourent eux et leurs enfants.

Dans le même ordre d’idées, 75 familles recasées dans deux écoles, l’une à la cité Alexandrie et l’autre au quartier des orangers à Blida, ont également demandé à être déménagées de ces centres de transit vers des logements adéquats.

En effet, ces familles, rappelons-le, y ont été recasées provisoirement dans les années 1980 suite à un incendie qui a ravagé entièrement leurs habitations. Depuis, elles sont restées dans cette situation alors que des promesses pour leur attribuer des logements sont restées vaines.
Source :
Le Soir d'Algérie

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