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Publié par Saoudi Abdelaziz

"Le gouvernement continue de parler de campagnes de nettoiement des quartiers alors qu'il sait que depuis longtemps, les rats courent en plein rue Larbi Ben M'Hidi et autres grands boulevards de la capitale." écrit ce matin Ghania Oukazi qui dénonce dans Le Quotidien d'Oran le "désordre" qui environne la rentrée scolaire et sociale.

On lit notamment : "Répertoriée comme étant la réalisation qui a connu le plus de tromperies en qualité des travaux et le plus de malversations financières en terme de coûts, l'autoroute Est-Ouest laisse croire que le gouvernement sait bien faire le comptage des infrastructures de base réalisées durant les quatre mandats présidentiels de Bouteflika, mais n'a jamais imposé la règle de la maintenance. Nul ne peut nier que toutes les wilayas du pays ont bénéficié d'infrastructures socio-économiques et culturelles. Mais les responsables ne se soucient guerre de la manière dont elles sont gérées."

Les correspondants locaux décrivent jour après jour un pays où les effets positifs des équipements publics ne se font pas souvent sentir au quotidien et des régions où les habitants ne sont carrément pas écoutés par les "autorités".

Quelques extraits.

«Cités sans âme ni joie de vivre»

Dans le bilan présidentiel que Ould Abbès prépare, dit-on, on n'oubliera sans doute pas la "livraison" de la cité des 2500 Logements et celle des 2700 AADL construites à  Aïn El Beïda (près d'Oran). Mais, on omettra de gâcher le tableau en signalant l'absence d'écoles, de poste de police, de ligne de bus et même de route d'accès. Selon Mohamed Keddar, président du comité de quartier, «ces problèmes ont été soulevés lors de notre dernier sit-in du mois de mai, mais rien n’a été fait à ce jour». Les habitants dénoncent aussi l’inexistence de commerces dits de base. Décidément, le calvaire des résidents de ces deux cités AADL ne semble pas connaître le bout du tunnel. Ces habitants se plaignent d’un cadre de vie obsolète. Une cité cernée par tous les problèmes et que le manque de commodités a transformée en une simple cité-dortoir sans âme et sans joie de vivre.

A boire!

A Tenès on a construit une station de dessalement de l'eau de mer, mais il ne se passe pas une semaine sans que des villageois se déplacent à Chlef, au siège de la wilaya, pour protester contre la pénurie d’eau persistante qui touche leurs localités. La semaine passée, c’était au tour des agglomérations de Bessekra et de Guelaftia, dans la commune d’Oum Drou, tout près du chef-lieu de wilaya, de venir exposer leurs préoccupations majeures. Jusqu'ici au premier responsable de la wilaya de Chlef n’a daigné expliquer aux protestataires les raisons du retard considérable du raccordement de leurs localités au réseau de distribution de la station de dessalement de Ténès.

Isolement

A quelques centaines de kilomètres de là, l'Etat a aussi oublié ses missions. "Nous ne pouvons pas continuer comme ça», s’est écrié un des manifestants. La RN23, qui relie Relizane à Tiaret, a été complètement coupée pendant des heures par des habitants du douar Chehaïria, au sud de Relizane.  «Les responsables nous ont toujours dupés, mais cette fois-ci nous n’allons pas nous taire», a-t-il ajouté. «Apparemment, nos responsables se sont habitués à la réaction, ils ne font jamais dans l’action ou dans l’anticipation», a tempêté un jeune, en sériant les manques de leur quotidien. «Nous avons alerté à plusieurs reprises les responsables sur la dégradation de l’unique chemin qui nous relie au chef-lieu de la commune, nous avons aussi évoqué le problème d’eau, une denrée devenue très rare en cette période des grandes chaleurs», ont renchéri les protestataires. Par la suite, devant le service de sécurité déployé sur les lieux, les habitants ont libéré la circulation sans omettre d’affirmer y revenir si leurs doléances ne sont pas prises en compte. «Nous n’allons pas céder, nous reviendrons si on ne voit rien pointer à l’horizon», ont-ils menacé.

POST-SCRIPTUM

A M'sila on rénove

30 632 écoliers feront leur rentrée dans la wilaya de M’Sila rapporte Chabane Bouarissa dans Liberté.

"Tandis que les enfants profitaient des grandes vacances, des ouvriers de la régie municipale et des entreprises ont investi pas moins de 149  établissements dont 10 lycées, 28 CEM, 111 écoles primaires. Pour y entreprendre des travaux de rénovation d'électricité, d'étanchéité des toitures et des façades ou intervenir sur les charpentes. Les bâtiments appartenant à l’État (APC et wilaya) restent vétustes pour la plupart et des problèmes d'isolation persistent dans plusieurs d'entre eux. Durant ces vacances, les fenêtres ont été changées, des salles peintes et des sanitaires rénovés. Certaines cours de récréation ont subi un petit lifting tout comme les sols et faïences de différents établissements. Des espaces dédiés aux enseignants ont été créés, des loges pour le concierge à l'école et les chauffages renouvelés dans la plupart des écoles".

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