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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Merkel obtient que les services algériens identifient les compatriotes exilés qui vivent sans papiers en refusant de déclarer leur nationalité. Comme le font les autres migrants clandestins, car c'est ce refus qui empêche, conformément aux lois allemandes, l'expulsion des sans papiers même placés en centres de rétention et leur permet de travailler au noir en attendant des jours meilleurs.

Lorsque El Watan titre : "Le gouvernement donne son accord pour leur rapatriement" cela veut dire que des services policiers algériens seront appelé à coopérer sur place avec l'Etat allemand pour "forcer" nos compatriotes à dévoiler leur filiation. C'est la condition pour établir les documents permettant aux autorités allemandes de les expulser. Angela Merkel en visite à Alger déclare que " l’Algérie est coopérative sur la question".

Cynisme ? «Je vous confirme que l’Algérie récupérera ses enfants" claironne le Premier ministre algérien qui évalue à 3000 - 5000 le nombre d'Algériens concernés. Le travail préalable d'identification est déjà engagé dit-il, «700 laissez-passer" ont été établis par les consulats.

LES PRESSIONS ALLEMANDES

En mars 2016, alors que les pressions allemandes s'intensifiaient pour obtenir la collaboration des autorités algériennes, notre blog posait cette question :

"Va-t-on envoyer en Allemagne, des équipes de policiers algériens pour traquer l'identité de nos compatriotes placés dans les centres de rétention, dont le silence enraye le processus d'expulsion 

Selon la loi allemande, l'expulsion n'est pas possible si l'étranger en situation irrégulière refuse d'aider les autorités à établir son identité. C'est le seul moyen pour les étrangers menacés d'enrayer le processus d'expulsion. C'est pour obtenir la collaboration de la police algérienne à cette identification, que le ministre allemand est venu à Alger. Va-t-on envoyer des équipes de  policiers algérie pour traquer les identités.

Certes, dans le centre de rétention les étrangers sont enfermé comme dans une prison, mais si après ces dix huit mois le détenu ne joue pas le jeu, il n'existe pas  la moindre perspective d'exécuter l'arrêté d'expulsion. L'issue trouvée par les tortueuses lois allemandes est de décrèter une curieuse illégalité : les étrangers sont relâchés du centre de rétention et on leur délivre un étrange document qui indique le caractère irrégulier de leur séjour en Allemagne mais ne leur permet évidemment pas d'entrer dans un autre pays. L'étranger dispose alors d'une possibilité de pratiquer une stratégie de survie, le marché du travail allemand étant flexible. Un condition essentielle: il faut éviter les contrôles de police car le  document qu'on leur a donné ne les protège pas contre une nouvelle arrestation pour séjour irrégulier et donc, à terme, contre un retour au même centre de rétention... 

La police algérienne au service de l'Etat allemand

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