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Publié par Saoudi Abdelaziz

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Un éditorial de Liberté

Par Hamid Saidani, 23 septembre 2018

Les jours se suivent et se ressemblent depuis quelques mois pour le secteur de la santé dans notre pays. Jamais peut-être la santé des Algériens ne s’est autant mal portée comme c’est le cas actuellement avec cette multiplication d’épidémies que l’on croyait complètement éradiquées.

Rougeole, choléra, leishmaniose, brucellose humaine…, chaque jour qui passe charrie, à n’en plus finir, son lot de mauvaises nouvelles. La difficulté de diagnostiquer ces pathologies réémergentes est telle que l’on perd parfois ses moyens face à l’ampleur de la surprise et du désastre. La nature et, parfois même, l’absence d’une communication officielle efficiente dans de telles situations ne fait ensuite que compliquer les choses, comme on l’a vu à maintes reprises.

En effet, on évoque de plus en plus l’apparition de maladies mystérieuses sans mesurer la gravité et l’impact de telles déclarations à l’emporte-pièce sur la société. Les responsables se ressaisissent par moment, tentant de rectifier le tir, mais le mal est déjà fait. L’image, déjà désastreuse qu’avaient les Algériens de leurs structures de santé, n’a fait qu’empirer.

Les responsables à tous les échelons de l’État ont beau disserter sur les réalisations dans ce secteur, mais la réalité est tellement amère pour le commun des Algériens que la seule évocation de l’hôpital provoque frayeur et panique.

Et les Algériens sont d’autant plus écœurés que souvent, ils entendent dire que tel ministre, pour un petit bobo, est allé se soigner dans une capitale européenne, que tel ancien responsable militaire est décédé dans un hôpital parisien, ou que tout simplement leur Président s’est déplacé dans une clinique suisse pour un contrôle de routine ou quelques examens complémentaires. Le choc est immense.

Ainsi, pendant que nos structures hospitalières tombent une à une dans la désuétude et la désolation, aucun programme ou plan spécial n’est mis en branle pour tenter, un tant soit peu, de remédier à une situation de plus en plus intenable. Bien au contraire, des projets d’hôpitaux ont été gelés sous prétexte que la situation financière du pays ne le permettait pas.

Le département en charge du secteur a beau s’appeler, depuis près de deux décennies, ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière, les Algériens n’auront, finalement, eu droit durant cette période qu’à d’infinis discours creux, mais point de réformes proprement dites et faites.

Source : Liberté

POST SCRIPTUM

La contestation reprend chez les médecins résidents

Le CAMRA appelle à des sit-in demain dans les CHU

Par  Lydia Saidi, 23 septembre 2018

Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) a annoncé la reprise de la contestation à partir de demain, lundi 24 septembre. Dans un communiqué de presse paru samedi au soir, le CAMRA a, en effet, appelé ses adhérents à observer des sit-in hebdomadaires locaux chaque lundi à 14h dans tous les CHU du pays, en plus d’un sit-in national qui sera « très prochainement programmé ».

Cet appel à l’action a pour cause principale le refus du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique de programmer une séance de rattrapage que les médecins estiment « légitime », pour les candidats du DEMS (Diplôme d'Études Médicales Spécialisées). Les candidats ayant échoué se verront donc dans la contrainte de passer la prochaine session de l’examen en question en tant que candidats libres.

Les médecins résidents ont dénoncé ainsi une procédure « injuste », qui risque d’« envenimer la situation déjà très tendue » au sein du corpus médical algérien. Revenant sur les démêlés de la longue grève qui a secoué le secteur cette année, le collectif a accusé le ministère de vouloir « faire payer » l’engagement des résidents dans le mouvement de contestation, en leur refusant « des droits légitimes ».

Source : Liberté

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