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Publié par Saoudi Abdelaziz

En vrac. Un professeur d'université déplore l'absence généralisée de toilettes publiques en Algérie, des ouvriers dévoilent que les tracteurs qu'ils produisent sont promis à la rouille, les médecins résidents réoccupent demain dimanche le terrain de la contestation.

 

«Nos vies ne valent pas grand chose»

(...) On peut multiplier les campagnes sur la ville la plus propre d’Algérie, les séminaires «prestigieux» et coûteux sur l’environnement, produire mille et une recommandations, la «cité» restera telle quelle parce qu’on aura occulté le fait majeur que l’hygiène publique n’est pas uniquement une affaire de spécialistes, mais des populations politiquement reconnues comme des citoyens, dans une ville qui doit être la leur… Ce qui est loin d’être le cas" écrit le professeur  Mohamed Mebtoul dans El Watan. Il poursuit plus loin :  

"La dimension sociopolitique de l’hygiène publique réapparaît de façon brutale quand les responsables locaux «oublient» de doter la ville de véritables toilettes publiques. Elles sont pourtant de l’ordre de l’utilité sociale et du respect de la personne humaine. (...) Convenons que leur absence dans la cité est loin d’être un détail sans importance. Elle dévoile de façon cruelle que nos vies ne valent pas grand-chose, contraignant un homme à fuir dans un café pour faire ses besoins les plus élémentaires. Mais, comment peut faire une femme qui se promène en ville ou une personne diabétique contrainte d’uriner régulièrement ?

(...) Face à la paralysie sociale de la «cité», la distanciation et le retrait représentent des formes de résistance face à l’absence de reconnaissance sociale de la personne, qui se vit comme étrangère dans un espace «public» qui reste à construire avec… elle.

http://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gif 3200 tracteurs livrés à la rouille

«Un stock de 3.200 tracteurs invendus et exposés depuis bientôt trois années à la rouille et aux intempéries se trouve au niveau des parcs de notre entreprise et de l'entreprise PMAT, notre partenaire chargé de la commercialisation de notre produit et du produit agricole en général, dont les points de vente se trouvent éparpillés au niveau du territoire national», nous ont déclaré jeudi dernier des cadres et des syndicalistes de l'entreprise nationale de fabrication des tracteurs agricoles (ETRAG) de Oued Hamimime, dans la commun d'El-Khroub.  Le secrétaire général du syndicat d'entreprise M. Ababsa Ahmed explique :  "Nous avons un seul client, un client exclusif, le fellah, a commencé M. Ababsa. Notre production est livrée entièrement à l'entreprise PMAT qui se charge de la commercialisation de tous les produits du machinisme agricole au niveau du territoire national, aussi bien des moissonneuses-batteuses de l'usine de Sidi Bel-Abbès que des bennes et des citernes fabriquées dans l'usine de Rouiba». «Or, a-t-il poursuivi, depuis que le gouvernement a décidé de réduire le soutien financier accordé au fellah pour lui permettre notamment d'acquérir notre matériel (un tracteur coûte dans les 310 millions de centimes), le faisant descendre de 30 à 10% seulement, depuis deux ans, les ventes des tracteurs ont enregistré une chute vertigineuse», Source : Le Quotidien d'Oran

Les médecins résidents reprennent leur mouvement de protestation ce dimanche

Par Hassane Saadoun

Les résidents en sciences médicales reprendront leur mouvement de protestation ce dimanche 2 septembre, après un gel de leur mouvement qui aura duré près de deux mois.

Les médecins résidents structurés au sein du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) « protesteront pacifiquement contre le mutisme et les promesses non tenues des deux ministères des tutelles, le 2 septembre, au siège du ministère de la Santé, en demandant la réouverture du dialogue », annonce le Camra dans son communiqué daté de ce vendredi 31 août.

Après huit mois de grève, de boycott d’examens et des activités pédagogiques et hospitalières, les résidents avaient décidé, de façon unilatérale et sans parvenir à un accord avec leur tutelle, de reprendre le travail, dès le dimanche 24 juin, et de passer l’examen de DEMS pour répondre à l’exigence du ministre de la Santé Mokhtar Hasbellaoui qui avait exigé un gel de la grève en contrepartie de la réouverture du dialogue.

Cette initiative de sortie de crise, présentée par les membres du bureau national du Camra comme une preuve de bonne foi et de volonté de parvenir à un règlement juste du conflit a été accueillie avec froideur par la tutelle qui n’a, jusqu’à ce jour, appliqué aucune des mesures promises aux résidents en sciences médicales et contenue dont la majorité sont contenues dans la procès-verbal établi en avril au terme de la dernière rencontre qui a réuni les résidents et leur tutelle.

Les assistants, résidents qui étaient en dernière année au moment de la grève et qui ont passé avec succès leur DEMS depuis, avaient appelé à ce rassemblement, à la même date et au même endroit avant d’être rejoints par les résidents.

Par leur rassemblement de dimanche, les résidents comptent demander à leurs deux ministères de tutelle, à savoir celui de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur, l’exécution des décisions ou promesses contenues dans le procès-verbal d’avril pour les assistants de la nouvelle promotion qui devraient connaître leurs affectations pour le service civil dès cette première semaine de septembre, l’organisation d’une session de rattrapage pour les candidats ajournés au DEMS et la réintégration de l’ensemble des résidents exclus.

Les résidents en sciences médicales soulèvent également la question de la validation ou non de l’année pédagogique. Une question sur laquelle les professeurs chefs de services qui ne souhaitent pas valider l’année des résidents qui n’ont pas atteint leurs objectifs pédagogiques de l’année sont en désaccord avec le ministère de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur qui souhaitent, selon des sources fiables, prendre la décision politique de valider l’année à tous les résidents de l’année passée.

Source : TSA-Algérie

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