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Publié par Saoudi Abdelaziz

Djounouds de la Marine. photo DR

Djounouds de la Marine. photo DR

 La nouvelle a d'abord désarçonné des médias algériens. Après quelques tentatives d'analyses plus ou moins improvisées et dramatiques en ces temps de congés, le ton est donné ce matin après consultation des "sources" : le départ des généraux est une chose "normale" disent-elles.  Impénétrables mystères du Système...

Hier 17 août, en début d'après-midi, c'est à Dzair News la chaîne de télé appartenant à l'oligarche Ali Haddad que la présidence a donné la primeur de la nouvelle : Abdelaziz Bouteflika a remplacé les généraux majors Habib Chentouf et Said Bey, respectivement chefs de la 1ère région militaire, et de la 2e région militaire.

" Une sortie de caserne hors saison" titrait le soir même Reporter-dz.

" A moins d’une erreur grossière, ce genre de changement est toujours intervenu à la veille de la fête de l’indépendance nationale, le 5 juillet, quelquefois mais pas souvent à la veille du 1er novembre. Le rappel de cette tradition fait immanquablement penser aux limogeages récents qui ont concerné, à la veille de la fête du 5 juillet justement, le général Boudjemaa Boudouaour, directeur central des finances, et le général Mokdad Benziane, directeur du personnel de la Défense, ainsi que le général-major Menad Nouba ancien patron de la gendarmerie nationale sans oublier l’ex-patron de la police nationale Abdelghani Hamel."

TSA-Algérie titre de manière dramatique  : "Deux vétérans de la lutte antiterroriste remerciés"

"Leurs noms avaient circulé pour des postes plus importants au sein de l’armée. Le Premier, le général-major Said Bey, a même été annoncé comme probable remplaçant du général de corps d’armée Ahmed Gaid Salah, soit comme chef d’état-major ou comme vice-ministre de la Défense, voir les deux à la fois.

Le commentateur d'El Watan rétablit les rôles : l'aspirant à la succession de Gaïd Salah, ce n'est pas le général Said Bey, mais l'autre.

"Habib Chentouf voit sa carrière stoppée en plein envol ; lui qui était souvent cité pour succéder à l’actuel chef d’état- major Ahmed Gaïd Salah. Depuis la reconduction de Abdelaziz Bouteflika à la magistrature suprême en 2014, le chef de la 1re RM, réputé être un proche du cercle présidentiel, était pressenti pour occuper le «siège» central de l’état-major de l’armée nationale".

Traitement post-opératoire

Le lendemain, après les tuyaux des "sources" le commentateur de Liberté relativise  :

" Chentouf était malade depuis un certain temps déjà, indiquent différentes sources. Si le limogeage de Habib Chentouf était attendu, la mise à l’écart du général-major Saïd Bey — le plus jeune des 6 chefs de régions militaires — est une véritable surprise. (...) Des sources indiquent toutefois que Saïd Bey n’est pas forcément fini. Le général pourrait être nommé à d’autres fonctions, laisse-t-on supposer. On évoque son nom comme possible successeur du général Benali Benali à la tête de la direction de la sécurité intérieure.

Le site Algérie-patriotique, proche du général Nezzar, fait appel au colonel à la retraite Mohamed-Larbi Chérif, "expert des affaires sécuritaires" euphémisme désignant les anciens du DRS en réserve active.

"Le commandant de la IIe Région militaire (Oran), le général-major Saïd Bey, aurait, selon des informations qu’il dit détenir, demandé à partir avant le changement qui a été opéré, jeudi, sur décision du chef de l’Etat, et son remplacement le même jour par le général-major Mefah Souab, chef de la VIe Région militaire (Tamanrasset).(...)  Cette version contredit, en définitive, l’analyse selon laquelle tous les mouvements décidés récemment seraient, directement ou indirectement, liés à l’affaire de saisie de la cocaïne dans le port d’Oran.

Quant à l'éviction du général Chentouf " le commentateur estime que cela répondait à «un besoin d’injecter du sang neuf» au niveau de cette Région qui revêt une importance névralgique dans le sens où elle forme «le cordon de sécurité» de la capitale.

Cité par Liberté, Abdou Semmar est au avant-postes de cette opération médiatique post-opératoire pour extraire ces changement du contexte cocaïno gate. Il écrit :

"Après de nombreuses investigations, Algérie Part a retrouvé Nidhah Chentouf. Ce dernier a accepté de se confesser pour revenir sur les dessous de cette incroyable polémique qui a enflammé les réseaux sociaux. Je n’ai absolument rien à voir avec l’affaire de Kamel le Boucher”, nous confie tout de go Nidhah Chentouf qui se trouve bel et bien en Algérie comme nous avons pu le vérifier par nos soins. Âgé de 32 ans, le fils du général-major Habib Chentouf vit à Birkhadem dans la banlieue d’Alger et dirige une petite entreprise spécialisée dans la vente et production du béton prêt à l’emploi, une entreprise basée dans la wilaya de Blida..."

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