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Publié par Saoudi Abdelaziz

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Intervention du Premier Secrétaire du Front des forces socialistes au meeting de Draa El Mizan

 

11 août 2018

(...) 62 ans après le congrès de la Soummam et 56 ans après l’indépendance du pays, le peuple algérien est confronté à une multitude de crises, crise politique, crise économique, crise morale.

Le régime s’entête à ne pas changer sa politique en persistant dans son illusion à évoluer dans les institutions en place et en ignorant l’existence de la crise.

Force est de constater qu’il y a un consensus au sommet pour le statu quo, mais un consensus en bas pour le changement.

A chaque alignement des clans du Pouvoir en vue d’une bataille interne au système autoritaire et prédateur qui a mis le pays en faillite au profit d’une oligarchie mafieuse, des propositions sont sorties artificiellement du cadre global de la crise et présentées comme la solution de l’heure.

L’absence de visibilité, la fermeture du champ politique et médiatique, la corruption  et l’entêtement du régime  conduisent à la fragilité des institutions.

Sous prétexte de la lutte contre la corruption, les tenants du pouvoir ouvrent la voie à une alternance clanique. Au FFS, nous savons depuis longtemps que la corruption dans notre pays a toujours évolué avec l’évolution du système politique et socio-économique antidémocratique depuis l’indépendance.

Aujourd’hui, le défi pour toutes les algériennes et les algériens est la construction d’un état de droit et des institutions démocratiques au service des citoyens, par la défense des droits de l’Homme, des droits politiques, des droits socio-économiques, des droits culturels, les droits à la manifestation, à la marche pacifique, à la création d’association, au respect des libertés individuelles et collectives.

Pour le droit d’avoir des droits.

Sur le plan socio-économique, et malgré la hausse des prix du pétrole, les indicateurs économiques sont au rouge, ce qui est la conséquence d’absence de visibilité, de stratégie, et de cap économiques. Le financement non conventionnel expression de la politique libérale du pays, engendre l’inflation et la dévaluation effrayante de la monnaie nationale, mettant en danger l’état social, objectif principal de la proclamation de novembre et de la plate-forme de la Soummam.

Face à cette situation, le FFS a choisi son camp, dans la société, aux côtés de la population, c’est notre camp naturel, c’est le camp naturel du FFS.

Avec sa vision d’une Algérie unie, démocratique et sociale, le FFS fait de la reconstruction du consensus national un axe cardinal de la résolution du 5ème congrès national.

Le FFS est convaincu que le dialogue est la seule manière de règlement des conflits et de tous les problèmes.

Le FFS est convaincu qu’aucun consensus national ne peut aboutir sans un consensus populaire qui ne sera possible que quand le peuple algérien entier sera appelé à exercer sa souveraineté et dire où il voit l’intérêt général, devant un régime qui a la mainmise sur les institutions et qui les gère par la violence, ou il y a prééminence de l’exécutif sur tous les autres pouvoirs.

Les luttes pour la démocratie ne peuvent être efficaces que si elles sont menées au même temps avec la société et dans la société.

Le FFS considère que

  • Les violations de la constitution, la concentration des pouvoirs, la centralisation de toutes les formes de gouvernance consacre la nature autoritaire du régime.
  • Le régime porte seul l’entière responsabilité du statu quo politique et constitue un facteur de blocage de toute alternative crédible et de changement pacifique
  • Le régime assumera seul la gestion brutale des conflits sociaux par le rejet du dialogue et par la répression aveugle des mouvements sociaux pouvant déboucher sur le pourrissement de la situation sociale.
  • Le FFS considère que le pouvoir va rentrer, il est déjà rentré dans un processus de neutralisation de toute nouvelle dynamique nationale qui n’arrangera pas son agenda en perspective de la présidentielle d’avril 2019
  • Le discours des deux présidents des deux chambres du parlement lors de la clôture de la session parlementaire passée confirme que le pouvoir veut un consensus par le haut afin de prolonger le système actuel et maintenir le statu quo par un ralliement d’appareil au début et par la société par la suite.
  • Le FFS considère que les scandales qui ont éclaté ces derniers jours confirment la fragilité des institutions de l’état dépourvues de toute moralité.

Le 20 aout de chaque année nous interpelle au sujet de bon nombre de points pas moins importants les uns que les autres, la primauté du politique sur le militaire, la construction d’un état démocratique et social, la construction du Grand Maghreb démocratique.

Le FFS continue de défendre son idéal, continue de défendre son projet, nul ne nous détournera de l’essentiel.

Le FFS se solidarisera encore et toujours,  avec les mouvements sociaux et les militants des droits de l’Homme en les accompagnant dans leur combat quotidien au niveau national et local.

Le FFS se solidarise avec toutes les forces vives de la nation pour la construction d’une alternative démocratique par opposition à l’alternance clanique.

Le FFS travaillera à la convergence des forces du changement et la mobilisation des algériennes et des algériens à même de réunir les conditions qui permettent une dynamique politique pacifique, plurielle et organisée.

Le FFS poursuivra son combat pacifiquement pour l’avènement de la deuxième république, la construction d’un état de droit démocratique et social.

En dépit de toutes les tentatives de déstabilisation du parti, d’attaques mensongères contre son fondateur,  ses cadres et ses militants, le régime n’a pas réussi à affaiblir le parti ni à ternir son image aux yeux de l’opinion nationale. Le FFS avec tous ceux qui se reconnaissent dans sa ligne politique demeure la seule l’alternative à ce régime.

La filiation ou la proximité ne confère aucune légitimité sur le parti, ni permet d’influencer voire de retarder la dynamique de changement engagé a tous les niveaux pour renouveler les structures et élargir la base du parti dans les 48 wilayas du pays.

Un parti créé par des nationalistes de valeurs, à l’image de Hocine Ait Ahmed ne peut changer de cap du jour au lendemain. Un parti porté par des militants de la trompe d’Ali Mecili auquel nous rendons un grand hommage ne peut être domestiqué du jour au lendemain. Un parti pour lequel se sont sacrifiés des centaines de martyrs ne peut être sacrifié sur l’autel d’une quelconque contrepartie.

Source : FFS-dz

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