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Publié par Saoudi Abdelaziz

Le CPP se demande si la tentation de la liquidation physique existait toujours dans l’imaginaire du pouvoir?

Par Maghreb Emergent, 21 juillet 2018

L’avant dernier numéro de la saison 5 du Café Presse Politique a traité une question délicate : le régime politique algérien peut il encore tuer ou laisser mourir ses citoyens, notamment ceux qui portent une expression d’opposants ?

C’est la grève de la faim alarmante du bloggeur Bougiote Merzouk Touati qui a motivé cette question. Le journaliste Mohamed Tamalt est décédé en détention en décembre 2016 des suites d’une grève de la faim en protestation de son incarcération. Un sort terrible vécu comme une déchéance par une partie de la corporation et par les organisations humanitaires pour avoir interviewé sur son blog Merzouk Touati a été condamné en appel à 7 ans de prison ferme . Il en est déjà à 13 jours de grève de la faim. Peut il subir le même sort que Mohamed Tamalt ? Plus généralement le pouvoir algérien a t’il renoncé à tuer ou à laisser mourir ses opposants comme cela a été le cas jusqu’à récemment ? L’affaire du gendre du commandant Azzedine, enlevé par des hommes qui se sont présentés comme étant des services de sécurité puis retrouvé mort par balle, est la dernière illustration de la précarité persistante du premier des droits humanitaires, le droit à la vie. Les pratiques de répression du régime politique ont sans doute évolué pour tenter d’épouser un peu de respectabilité mais « rien n’est jamais acquis » et les « bavures » sont encore nombreuses qui maintiennent le spectre des actes de « Barbouzeries » encore pesant sur la société politique et civique.(...)

Source : Maghreb Emergent

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