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Publié par Saoudi Abdelaziz

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"Un drôle de « dialogue » entre les autorités algériennes et le FMI qui se poursuit."

Pour 2019, l'agence France presse mise sur la "continuité"

Une dépêche de l'agence française AFP a pour titre ce matin : "Algérie: l'hypothèse d'un 5e mandat de Bouteflika de plus en plus probable". La conclusion de cette dépêche :  «Que M. Bouteflika soit candidat ou non ne changera in fine pas grand chose, le système en place étant amené à perdurer, estiment enfin plusieurs analystes».

"Sérieux risques" selon le FMI

La veille, le Fond monétaire international (FMI) a estimé, le 16 juillet 2018, que «la nouvelle stratégie économique des autorités» comporte de «sérieux risques». Le FMI établit un diagnostic : «Dans un environnement où les aléas extérieurs risquent d’entraîner une révision à la baisse des perspectives, la nouvelle stratégie pourrait exacerber encore les déséquilibres macroéconomiques, voire les tensions sociales». La nouvelle stratégie risque aussi d’«attiser les tensions inflationnistes ». Il s'agit bien sûr du recours à la planche à billet, mais pas seulement :  "Dans le même temps, le durcissement des barrières à l’importation risquerait d’alimenter les pressions inflationnistes en réduisant l’offre — voire en débouchant sur des pénuries pour certains produits". Et remettant en cause le principe du libre échange...

Réformer, vendre les entreprises publiques, s'endetter

Mais le pire peut être évité selon le FMI, car en matière de financement de ses dépenses, l’Algérie dispose d'une alternative fondée sur des « marges de manœuvre » qui lui permettent d’adopter une démarche moins risquée. Le gouvernement algérien devrait « prendre en considération une gamme plus large d’options de financement, y compris l’endettement interne, le partenariat public privé et la cession d’actifs publics ». Le FMI recommande également un recours à l’endettement extérieur.

Ce qui fait écrire au commentateur de TSA-Algérie : "Un programme économique qui reviendra probablement en pleine actualité, une fois passées les prochaines échéances électorales, dès le milieu de 2019. En attendant, c’est un drôle de « dialogue » entre les autorités algériennes et le FMI qui se poursuit."

 

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