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Publié par Saoudi Abdelaziz

«La situation du pays s'aggrave» selon le FFS

Communication de Ali Laskri au Conseil National du FFS, au nom de l'Instance présidentielle.

29 juin 2018

 EXTRAIT

(...) Nous sommes conscients de nos responsabilités en ce moment particulièrement difficile sur le plan politique, économique et social, où des intérêts privés nationaux et étrangers convergent pour promouvoir un Etat libéral anti social et soutenir un candidat à l’élection présidentielle qui protège ces intérêts, contraires à notre projet de reconstruction d’un consensus national pour instaurer la démocratie et un Etat de droit à vocation sociale.

La situation du pays s’aggrave avec le maintien du régime actuel et la déliquescence des institutions   révélée par les derniers scandales de corruption au plus haut niveau de l’Etat.

C’est une évidence pour les Algériennes et les Algériens que si les prochaines élections présidentielles, se préparent ou se déroulent dans l’opacité, sont fermés à la compétition démocratiques selon les critères universels, elles aboutiraient à une alternance clanique et à la perpétuation du régime avec des conséquences dramatiques pour le pays, pour son indépendance économique, la préservation de ses ressources, de son unité, de sa stabilité et de sa souveraineté.

Notre feu président Hocine Ait Ahmed disait : « Patriotisme ne rime plus avec soumission au régime mais avec changement. Un changement que la société appelle de toutes ses forces et vers lequel nos énergies doivent convergées. »

 Face à cette situation, notre responsabilité première est de resserrer les rangs de notre parti et de préparer un congrès national ordinaire rassembleur.

A cet effet, l’élection que nous venons de tenir selon un processus démocratique va libérer des énergies positives considérables car elle s’est déroulée selon la volonté de la base militante à travers ses représentants,

La base militante voulait le changement à travers une élection démocratique. Ce qui fut fait.

En définitive, le parti est sorti vainqueur de cette élection car il a rendu irréversible la transparence et la démocratie dans le choix de ses dirigeants. En cela c’est un tournant historique dans la vie de notre parti.

Nous veillerons à ce que cette pratique politique de sélection démocratique se fasse à tous les niveaux et que l’engagement politique et la compétence soient récompensés. L’allégeance pour obtenir une promotion ou pour se faire élire ou réélire doivent être bannie de nos rangs car contraires à l’éthique politique et facteurs de démobilisation de nos militants. De même qu’il nous faudra nous assurer que nos élus nationaux et locaux ne se comportent pas comme des fonctionnaires soucieux de leurs carrières dans les institutions mais comme des responsables politiques d’opposition qui oeuvrent avant tout dans l’intérêt de la population qui les a élues.

Garants de l’unité et de la stabilité du parti nous appelons l’ensemble des militants à œuvrer dans la cohésion et l’intérêt supérieur du parti, à éviter toute discrimination dans le fonctionnement de nos structures et à favoriser tout ce qui peut contribuer au rassemblement de notre base.

Les débats libres au sein de nos structures doivent être la règle. Les critiques constructives et les propositions des militants véhiculées de bas en haut permettront d’améliorer le fonctionnement du parti et redonner confiance à nos militants.

Mais il est une pratique désormais intolérable, celles de militants sans maturité politique qui font un travail fractionnel en dehors du parti, dénigrant leur direction à travers les réseaux sociaux, ou bien agissant déguisés à l’intérieur du parti pour diffamer, désinformer et entraver la dynamique de changement à la fois des hommes et des méthodes de travail.

Soyons donc rassembleurs tout en étant vigilants face à l’adversité !(...)

Texte intégral : FFS-dz  

Résolution politique du Conseil National

Le Conseil National Ordinaire réuni le 29 juin 2018 préoccupé par la déliquescence des institutions, l’immobilisme politique et l’évolution dangereuse de la situation sociale a démarré ses travaux par une analyse approfondie de l’état des lieux et des voies et moyens de mobiliser les citoyens et les forces de changement pour préserver l’unité et la stabilité du pays et construire un Etat de droit démocratique et social.
Sur le plan politique

 

Au niveau national, le Conseil National met en garde contre le statuquo politique qui perdure et la volonté du régime actuel de se pérenniser au-delà de la prochaine élection présidentielle en visant à neutraliser toute organisation qui lutte pour le changement et à casser les forces sociales autonomes pouvant le déstabiliser.
 

Au niveau international, le Conseil National déplore que l’Algérie n’existe que pour ses ressources pétrolières et gazières et sa contribution à la lutte contre l’émigration illégale et le terrorisme. Son rôle politique pour la résolution des conflits régionaux à ses frontières, en Libye comme au Mali, est marginalisé par la présence d’autres acteurs présents militairement sur le terrain, et un Maghreb inexistant. Quant aux conflits dans le monde arabe, Palestine, Syrie, Yemen, leur solution repose sur les pays frontaliers et leurs alliés. L’Algérie n’étant partie prenante qu’à travers la Ligue arabe et l’OCI. Sur le continent africain, la concurrence est rude. Les priorités économiques de ces pays, satisfaites notamment par la Chine, les ont éloignés de notre pays qui n’a rien à offrir dans ce domaine.
Sur le plan social

 

Le Conseil National considère que la situation sociale est le résultat néfaste d’une stratégie d’Etat libéral inspirée par les officines étrangères. Les politiques antisociales qu’elle préconise consistent à démanteler l’Etat social en tant que prestataire de services publics, à déposséder l’Etat actionnaire en tant que propriétaire d’entreprises publiques, à abolir l’Etat stratège en tant que planificateur des grandes évolutions du pays, et à défaire l’Etat arbitre en tant que contrôleur des abus du secteur privé. L’avenir qui se profile sera caractérisé par moins de service public, moins de protection sociale, moins d’intervention de l’Etat dans l’économie, et moins d’encadrement du secteur privé, un gouvernement de la cité au bénéfice d’une minorité au détriment de la majorité des citoyens. En résumé, il s’agit là d’un programme antisocial rétrograde et oligarchiste.

Pour hâter la fin de ce régime autoritaire et libéral et changer le système de gouvernance anti social, incapable d’assurer l’unité, la stabilité, l’indépendance économique et le progrès social, le Conseil National appelle ses instances dirigeantes :
– A renforcer les mouvements sociaux, en les accompagnant dans leur combat au quotidien au niveau national et local.
– A contribuer à l’organisation de convergences des forces vives de la nation pour la défense de l’Etat social
– A mobiliser et devenir le porte-voix de la population pour arracher ses droits politiques, économiques, sociaux, environnementaux et culturels
– A poursuivre avec détermination le projet de reconstruction d’un consensus national pour l’instauration d’un Etat de droit, démocratique et social.

 

Le Conseil National a pris connaissance du compte rendu d’étape du processus de reconstruction d’un consensus national engagé depuis 2014. Ce projet est la résolution politique de notre cinquième congrès national.
Le processus qui a démarré en 2014, se poursuivra, en donnant la priorité à la mobilisation citoyenne pour réaliser un consensus populaire, jusqu’à la réalisation des objectifs fixés sur le plan politique, économique, social, culturel et environnemental, dans la perspective d’un changement de système et l’avènement d’une deuxième république.
En conclusion,
Le FFS exige l’ouverture du champ politique et médiatique
Le FFS réaffirme l’urgence de l’ouverture d’un dialogue social avec toutes les forces sociales autonomes
Le FFS appelle les Algériennes et les Algériens à poursuivre leur combat pacifique et non violent pour l’instauration d’un état de droit et de la démocratie, de la consécration du principe d’égalité et de justice sociale.
Le FFS appelle les Algériennes et les Algériens à la vigilance, la responsabilité et la mobilisation pour préserver l’unité de la nation, l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale pour déjouer les manœuvres d’où qu’elles viennent.
Le FFS met en garde contre toute action de diversion ou toute dérive mettant en péril l’avenir et le devenir du peuple algérien.

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