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Publié par Saoudi Abdelaziz

Photo DR

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Les forces néolibérales, nationales et internationales, pèsent fortement pour un engagement plus résolu de l'Etat algérien, en faveur des "réformes", terme chic choisi par le FMI et devenu le cheval de bataille de l'actuel Premier ministre.  

En mai 2018, relayant le FMI, la Commission européenne avait publié des consignes aux décideurs algériens  parmi lesquelles:

« la réduction des subventions, la modernisation du secteur financier, et le développement du potentiel des partenariats public-privé font partie des réformes structurelles nécessaires qui doivent encore être menées."

La mère des "réformes" c'est la privatisation des entreprises et autres service publics qui devra s'effectuer en même temps que doit reculer l'intervention de l'Etat dans la gestion de l'économie. La fin de l'Etat social pointe à l'horizon...

En automne dernier Ahmed Ouyahia avait annoncé des "mesures et réformes structurelles", inscrites derechef dans un décret exécutif.

Lancée au début de l’année, en application de ce décret, la cession de 65% du portefeuille d’une centaine de fermes pilotes a fait l'objet  de soumissions. Les réponses aux appels d'offre ont été analysées par un groupe d'experts. Leur rapport aux autorités, divulgué par El Watan (1) note que , «les offres dégagent plus la volonté d’une bonne partie des soumissionnaires de posséder la terre». Pour les auteurs du rapport l’analyse des offres révèle «cet appétit pantagruélique» pour la possession foncière.

"Economiquement rien ne justifie l’opération de cession engagée par le pouvoir au profit de la bourgeoisie, affirme Alger Républicain (2). L’objectif est simplement de satisfaire ses appétits insatiables. Et, en passant, de nantir ses rejetons d’une belle propriété foncière leur assurant des rentes inépuisables.(...) Qui plus est, une bonne partie de ces terres, celle qui servent d’assises aux Fermes pilotes, a été attribuée à des groupes publics sur une feuille de route fixant pour objectif la production de semences et d’animaux d’élevage sélectionnés. Ces fermes emploient des milliers de travailleurs agricoles nés sur ces terres, descendants de ce prolétariat agricole qui avait constitué des comités de gestion à l’indépendance pour exploiter les terres abandonnées par les colons en fuite et faire barrage aux tentatives des riches Algériens d’en prendre possession.

NOTES

 (1) www.elwatan.com/.../rapport-sceptique-des-experts-18-06-2018-370295_109.php

(2) Opération de bradage des plus belles terres agricoles de l’Etat : le pouvoir fait saliver les rapaces qu’il a couvés

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