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Publié par Saoudi Abdelaziz

M. Guidouni réussira-t-il a nous faire oublier que c'est la politique d'importation systématique impulsée d'en haut qui a étranglé l'industrie algérienne naissante.

« Jusqu’à quand continuerons-nous à importer ? » s'est-il exclamé avec cette fausse naïveté qui imprègne désormais la communication officielle. Semblant débarquer d'une autre planète, le ministre de l’Energie au cours d'une réunion consacrée à la Sonelgaz jeudi dernier assène : « L’Algérie est en train de perdre des sommes colossales. Il faut que nous soyons capables de produire ces équipements en Algérie. C’est une obligation». Le ministre a trouvé le bouc émissaire : "la frilosité de certains industriels".

Frilosité?

C'est pourtant Sonelgaz qui avait enlevé en 2014 la fourniture de  transformateurs et autres moteurs électriques au groupe public Electro-industries, produits par l'usine d'Azazga. "Ils sont chers" avaient décrété les décideurs "libre-échangistes". A la place, Sonelgaz avait importé quelque 8 000 transformateurs qui se sont avérés non conformes!  Créée en 1984, l' usine d'Azazga une des rescapées du démantèlement industriel, fournissait depuis 30 ans à Sonelgaz des équipements 100% algériens respectant les normes internationales les plus récentes.  

"Ils sont chers" avaient décrété les décideurs "libre-échangistes".

 

En 2014, Sonelgaz a importé 6 000 transformateurs non conformes. Photo DR

SONELGAZ poursuit impunément la destruction de l'industrie algérienne

 Par Saoudi Abdelaziz, 4 décembre 2016

Les statistiques de la production industrielle sont consternantes. Il ne s'agit pas seulement de retard dans des investissements, souvent cantonnés au montage. Dans des secteurs à haute valeur ajoutée, on assiste à la poursuite du processus de désindustrialisation provoqué par le culte du "libre échange". Ainsi, les transformateurs électriques et autres moteurs électriques sont fabriqués à 100% en Algérie depuis plus de 30 ans, en respectant les normes internationales les plus récentes. "Ils sont chers" décrète le CAMEG, filiale de Sonelgaz qui choisit d'importer des transformateurs -de moindre qualité selon les connaisseurs. Sonelgaz a opté pour l'import depuis de nombreuses années déjà. Ce faisant, elle condamne à terme l'industrie algérienne et l'emploi. Au diable la marge préférentielle de 25% aux produits d’origine algérienne prévue par la loi! El Watan rapporte que le Premier ministre Sellal aurait rappelé à l'ordre Sonelgaz en mai dernier. Va savoir...

Sonelgaz tourne le dos au produit national titre Econonews. Sonelgaz décide d' importer des transformateurs de l'étranger après avoir carrément abandonné l'appel d'offre auquel a souscrit l'usine d'Azazga, appartenant au groupe public Electro-industries. Depuis sa création en 1984, jusqu'en 2014, cette usine vendait à Sonelgaz la majorité de sa production de  transformateurs et autres moteurs électriques.

Le marché annulé ces derniers jours, «devait revenir à notre usine» proteste Saïd Ibersiene, président du Comité de participation d'Electro-industries. L'argument invoqué par les importateurs est que les transformateurs algériens sont chers. M. Ibersiene rappelle la loi relative à «la promotion du produit national et de l’outil national de production, qui prévoit aussi l’octroi d’une marge préférentielle de 25% aux produits d’origine algérienne, avec la même origine des capitaux». La correspondante d'El Watan Tassadit Chibani rappelle que lors d’une visite sur place en mai dernier, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait lancé "un rappel à l’ordre à Sonelgaz" l'incitant à s’approvisionner exclusivement auprès d’Electro-Industrie.

La politique de Sonelgaz consistant à tourner le dos à la production nationale ne date pas d'hier. Elle a été pris par Sonelgaz il y a quelques années. En 2014 déjà, elle avait boycotté Azazga et importé des centaines de transformateurs faisant dire à un cadre algérien que Sonelgaz «préfère se doter de transformateurs montés par des étrangers au lieu de ceux fabriqués de toutes pièces par le complexe d’Azazga et dont la qualité est reconnue et répond aux normes internationales".

En octobre 2012, Sonelgaz, importait des tubes d’acier sans soudures auprès de deux sociétés chinoises. Ces pipelines destinés à des projets de réalisation de réseaux d’alimentation de gaz naturel sont  payés à l’étranger par l’entreprise publique 65 millions de dollars alors qu'ils étaient disponible en Algérie où ils étaient fabriquées à Annaba par la société TSS, une filiale d’Arcelor Mittal alors menacée de fermer ses portes faute de commandes.

Article original : Algérie-infos

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