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Publié par Saoudi Abdelaziz

Les partisans de Moqtada al-Sadr participaient à une protestation silencieuse le 17 février 2017 dans le centre de Bagdad (AFP)

Les partisans de Moqtada al-Sadr participaient à une protestation silencieuse le 17 février 2017 dans le centre de Bagdad (AFP)

«Ce n’est pas irréaliste que notre liste commune obtienne 40 députés et se retrouve en tête. Les échos que nous recevons sont très positifs», assurait à AFP  Raed Fahmi, le chef du parti communiste irakien qui ne comptait alors qu'un représentant au Parlement.

C'était le 1er mai dernier à Bagdad, où un millier de sympathisants communistes défilaient, drapeaux rouges ou posters de Karl Marx en mains.  

L’organisateur communiste des grandes manifestations contre la corruption lancées à l’été 2015, Jassem al-Hilfi, 58 ans, notait que «Moqtada Sadr est soumis à une formidable pression de la part de l’Iran, de l’Arabie Saoudite, de la Turquie, des pays (...) qui nous considèrent comme des sans Dieu». Mais, il pense qu’il «y aura une surprise»: «La liste qui arrivera en tête ce sera peut être nous».

Il avait raison. Unis dans un programme contre la corruption et les injustices sociales, la coalition menée par Moqtada Sadr et le parti communiste a été écouté par une grande partie des électeurs lorsqu'elle a proposé le rejet du confessionnalisme qui régente  le système politique du diviser pour régner mis en place par l'administration Bush.

Les partisans du peuple ont été entendus par un grand nombre d'irakiens. «Notre décision sera irakienne et à l’intérieur de nos frontières», a confirmé Moqtada Sadr sur son compte Twitter, après les premiers résultats électoraux. Il ajoute : «Les autres sont des partenaires et non des donneurs d’ordre. Non à l’occupation et non à la domination.»

Alors que les tractations ont commencé pour sauvegarder le mode de fonctionnement du système de consensus factice mis en place par les Américains, avec la bénédiction de Téhéran, le dirigeant populiste chiite rejette «un mélange d’apothicaire».

Les tractations politicienne habituelles sont en effet en cours. Selon un site d’information irakien, l’Ambassadeur américain à Bagdad aurait demandé à Abadi et Malki de s’unir pour barrer la route à Sadr. Autre grand électeur en Irak, les Etats-Unis pourtant en pleine rupture de l’accord sur le nucléaire iranien partage avec Téhéran la volonté de garder l'équilibre boiteux et stérile qui assure la non gouvernance de l'Irak et sa mise sous coupe réglée par la corruption.

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